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Par marialis2.2
Suivez en direct toutes les réactions, analyses et commentaires aux résultats de l'élection à la présidence de l'UMP. Avec 29% des votants, Bruno Le Maire a réalisé un très bon score.
<header>C'est sur Facebook que Nicolas Sarkozy a réagi en premier lieu à sa victoire. Le nouveau président de l'UMP a publié un message sur le réseau social pour "remercier tous les adhérents de l’UMP qui m’ont fait l’honneur de m’élire à la présidence de notre famille politique". Il souligne la forte mobilisation, "d’un niveau inégalé dans l’histoire de notre mouvement", qu'il voit comme "la meilleure réponse à deux années de querelles internes et de divisions." Il formule le souhait de "passer à l'action" et annonce qu'il rencontrera dès lundi "les principaux responsables de notre famille politique afin de créer les conditions du plus large rassemblement".
Pour l'ancien chef de l'Etat, "ce vote marque un nouveau départ pour notre famille politique". "Nous devons être unis et nous consacrer à la recherche de solutions nouvelles pour la France. C’est à ces deux conditions que nous redonnerons espoir à nos compatriotes", a conclu Nicolas Sarkozy.
"Cela prouve que sa campagne a eu du mal à se terminer. Il a beaucoup peiné. La surprise, c'est Le Maire. Il a rallié à lui une certaine manière de faire de l'anti-sarkozysme et devient aujourd'hui à l'UMP une figure incontournable. Soit Nicolas Sarkozy fait comme cela n'existait pas, soit il est obligé de composer et devient un parti de centre droit. Mais il n'est pas dit qu'avec ce score là, Sarkozy soit le candidat à la présidentielle."
(de notre envoyé spécial au congrès du FN Emmanuel Galiero)
"Habemus papam ..." C'est la petite blague lancée par Alain Juppé après la proclamation des résultats de l'UMP. Avant de se reprendre et de préciser qu'il n'avait pas trouvé comment "président" se dit en latin. Le maire de Bordeaux est parmi les premiers à réagir à la victoire de Nicolas Sarkozy. Depuis sa ville, il demande au nouveau patron du mouvement de "donner à l'UMP l'élan qu'elle attend". Il a également félicité Bruno Le Maire, "qui a fait un score remarquable", et Hervé Mariton, "bien remonté".
Il a particulièrement mis en lumière le succès du député de l'Eure, et "sa très bonne campagne". "Les campagnes de terrain, ça paie !", a-t-il lancé. De Nicolas Sarkozy, il a souhaité "qu'il rassemble, qu'il apaise". "Il y a eu des tensions incontestables, ce n'est pas dans le conflit interne qu'on peut apaiser".
Après l'annonce des résultats, le secrétaire général de l'UMP Luc Chatel a pris la parole. "C'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour notre famille politique", a-t-il assuré. "L'existence même de l'UMP était menacée", a-t-il rappelé. "Au terme d'un processus électoral transparent, l'UMP a su organiser un scrutin incontestable. Ce qui s'est passé nous permet de tourner le dos à ces images terribles de 2012. C'était important pour la démocratie française". Luc Chatel s'est également félicité du redressement financier entamé depuis la démission de Jean-François Copé : "Nous avons engagé une réduction massive de nos dépenses de fonctionnement nous avons fait des efforts à tous les étages. Le budget fixe l'UMP sur de bons rails. L'effort devra être poursuivi."
Parmi les 280.000 adhérents amenés à voter, certains n'ont pas pu le faire du fait de certains bugs, notamment dus aux noms et prénoms composés. C'est le cas de Jean-François Lamour qui nous explique sa mésaventure :
"Comme d'autres militants semble-t-il, je n'ai pas pu récupérer mes codes, je n'ai rien reçu chez moi. J'ai voulu les récupérer par email, comme le veut la procédure, mais cela ne fonctionne pas. Il semblerait que cela soit à cause de mon prénom composé. Je ne sais pas si c'est anecdotique, ou si ça représente beaucoup de personnes. De mon côté, j'ai essayé une trentaine de fois entre hier soir et ce soir. Sans succès. En désespoir de cause, je n'ai pas pu voter et j'ai envoyé un mail et un SMS à madame Levade, qui a beaucoup de choses à faire aujourd'hui. Si c'est à la marge, ce n'est pas grave, si c'est important, ça peut devenir problématique."
La réussite de cette élection est un enjeu majeur pour l'UMP. Avec la Haute Autorité, elle veut tourner définitivement la page du fiasco de 2012. Pour parer à toute éventualité, le siège du parti s'est donc doté d'une "tour de contrôle" où les équipes d'Anne Levade ont supervisé l'élection en direct, vote par vote. C'est la présidente de cette Haute autorité qui doit désormais annoncer les résultats, autour de 20h40.
Si l'élection de Nicolas Sarkozy apparaît comme une quasi-certitude, son score sera scruté de près. La fourchette haute pour l'ancien président, son score référence, est celui de son élection à la tête de l'UMP en 2004 : 85%. Ses partisans tablent sur une fourchette comprise entre 70 et 80%. Quant à son lieutenant Laurent Wauquiez, il se contente de répéter qu'"un bon score est un score qu permet de gagner, c'est tout".
Bruno Le Maire a lui-même fixé la barre: pour lui, un score de 30% constituerait un "séisme politique". Le candidat estime qu'avec 20%, sa démarche serait "validée".
Enfin, Hervé Mariton a pour objectif de dépasser la basse symbolique des 10%.
En douze années d'existence, les militants de l'UMP n'ont eu que trois fois l'occasion jusqu'à présent d'élire leur président. A la création du parti, en 2002, 164.000 adhérents étaient appelés à voter. Moins d'un tiers d'entre eux (28,9%) ont participé au vote à l'issue duquel Alain Juppé a été élu par 37.800 voix (79,4%). Deux ans plus tard, 53% des 133 000 adhérents à jour de cotisation ont participé au nouveau congrès. Nicolas Sarkozy avait été élu président avec 60.000 voix soit 85% des suffrages exprimés. Le dernier congrès, celui de 2012, est celui de tous les records : 324 000 militants étaient susceptibles de voter ; 176 000 se sont déplacés, soit un taux de 54% de participation. Selon des résultats corrigés par la commission des recours - et toujours contestés par les fillonistes - Copé a obtenu près de 87 000 voix et Fillon 86 000. Samedi, 268 000 adhérents sont appelés à départager Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy.
L'UMP a dépassé les 134.000 votants. C'est ce qu'annonce la Haute autorité, dans son pointage de 16 heures. Le mouvement précise que le taux de 50% de participation est désormais dépassé. Les militants sont invités à voter depuis vendredi 20 heures et malgré des dysfonctionnements au départ, la participation semble être plus élevée que lors des scrutins précédents. En 2012, comme en 2004, elle avait été au final de 53% du corps électoral.
Concernant les anomalies dénoncées notamment par Hervé Mariton, la Haute Autorité explique cette fois que "depuis son dernier point de 6h ce matin", elle "n'a constaté aucune attaque ou anomalie significative".
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