- Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit de mardi 1er à mercredi 2 juilletnotamment pour corruption et trafic d'influence actifs. Il a quitté le pôle financier du TGI de Paris peu avant 2 heures du matin.
- La corruption et le trafic d'influence sont des délits passibles de peines pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.
- L'ancien président s'exprimera à 20 heures sur Europe 1 et TF1.
14h20 Copé soutient Sarkozy
Sur Twitter, sur lequel il ne s'était pas exprimé depuis deux semaines, Jean-François Copé, président démissionnaire de l'UMP, manifeste son "soutien" à Nicolas Sarkozy et critique ceux qui font "tout" pour empêcher le retour de l'ex-chef de l'Etat :
13h45 - L'interview de Sarkozy enregistrée cet après-midi
Selon Béatrice Blondeau, journaliste à LCI, l'interview de Nicolas Sarkozy va être enregistrée cet après-midi dans ses bureaux de la rue de Miromesnil, à Paris :
13h20 - "C'est extrêmement grave" juge Cosse (EELV)
"C'est extrêmement grave et en plus, c'est inédit. C'est la première fois qu'un ancien président de la République est placé en garde à vue, c'est la deuxième fois qu'il est mis en examen et surtout, on le poursuit pour corruption active, c'est-à-dire qu'il n'aurait pas simplement participé à une opération de corruption mais qu'il en aurait été un des acteurs", résume la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, lors de l'émission "Questions d'info" LCP-France Info-Le Monde-AFP.
"On peut s'interroger sur le fait que quelqu'un qui prétend reprendre le parti politique dont il est membre et a des vues sur l'élection présidentielle à venir soit mis en examen pour des faits très graves."
13h15 - "Il est urgent que la lumière soit faite", juge Fillon
"Mis en examen, Nicolas Sarkozy est présumé innocent. Il est urgent que la lumière soit faite pour l'homme qui traverse une épreuve douloureuse comme pour le pays qui s'enfonce dans la crise de confiance", affirme l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon, sur son blog.
"Ancien président de la République, il a droit au respect", poursuit François Fillon, qui compte se présenter à la primaire UMP de 2016, probablement contre Nicolas Sarkozy.
12h45 - Sarkozy s'exprimera à 20 heures sur Europe 1 et TF1
Nicolas Sarkozy s'exprimera à 20 heures sur Europe 1 et TF1, annonce la radio.
Cet entretien sera diffusé simultanément par les deux antennes et sera mené par Jean-Pierre Elkabbach pour Europe 1 et Gilles Bouleau pour TF1.
Jusqu'ici Nicolas Sarkozy ne s'était pas exprimé dans les médias sur cette affaire, qui avait été révélée début mars par "L'Express" et "Le Monde".
12h40 - "Que la procédure judiciaire se déroule", lance Juppé
"Je pense en amitié à Nicolas Sarkozy. Il est bien sûr présumé innocent. Sa défense démontrera son innocence, je le souhaite", écrit sur son compte twitter Alain Juppé, membre du triumvirat provisoirement à la tête de l'UMP au côté d'autres anciens Premiers ministres, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin.
"J'ai une pensée amicale pour Nicolas Sarkozy parce que ce sont toujours des moments sur le plan humain extrêmement difficiles et éprouvants", a ajoute Alain Juppé mercredi en fin de matinée, à Nantes où il participait à une visite des transports en commun avec la maire socialiste, Johanna Rolland.
"Par ailleurs, comme tout citoyen il est présumé innocent, il a indiqué que sa défense allait apporter des preuves de cette innocence, donc, que la procédure judiciaire se déroule."
12h35 - Sarkozy à la télé "dans la journée" ?
Selon Nathalie Schuck, journaliste au "Parisien", l'ancien président pourrait prendre la parole à la télévision dans la journée.
12h25 - Hollande rappelle la "présomption d'innocence"
François Hollande a rappelé, en fin de Conseil des ministres, les principes de l"indépendance de la justice" et de la "présomption d'innocence", en référence à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, rapporte le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.
Le président Hollande "a rappelé que depuis le début du quinquennat", les "deux règles, les deux grands principes" sur lesquels s'appuyait son action étaient "l'indépendance de la justice et [...] la présomption d'innocence", a souligné Stéphane Le Foll.
12h15 - Morano : "J'ai confiance dans la justice sauf..."
Interrogée par FranceTV info, Nadine Morano dit se poser "la question de l'impartialité" :
"J'ai confiance dans la justice de mon pays sauf dans les juges engagés. [...] Quelqu'un qui est engagé devrait être dessaisi du dossier à traiter", explique-t-elle, visant clairement la juge Claire Thépaut, nouvelle cible des attaques des sarkozystes, comme le juge gentil en son temps. La juge subit les foudres des proches de l'ancien président car elle a dirigé le syndicat de la magistrature, classé à gauche et dont les relations avec la droite sont exécrables notamment depuis la révélation de l'existence d'un "Mur des cons" dans les locaux du syndicat.
"J'aimerais aussi rappeler l'importance de ne pas faire un tribunal médiatique. Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres, certes, mais pas moins que les autres", ajoute Nadine Morano.
11h45 - Marine Le Pen : "Nicolas Sarkozy est discrédité"
Pour Marine Le Pen, "Nicolas Sarkozy est discrédité pour revenir dans une compétition, et qui plus est, une compétition présidentielle".
"Maintenant je suis aussi avocate. La manière dont se déroulent les procédures m'apparaissent en déconnexion avec ce qui se fait traditionnellement", ajoute la présidente du Front national, dénonçant notamment le fait d'"aller chercher un magistrat au petit matin pour l'emmener", tout en visant la gauche.
11h35 - "On lui coupe les jambes" pour l'empêcher de revenir
Dans une interview au quotidien italien "La Stampa", la mère de Carla Bruni - la belle-mère de Nicolas Sarkozy -, Marisa Bruni Tedeschi, estime que "le vrai scandale est ce coup de théâtre, la modalité et le moment choisi pour porter ces accusations contre Nicolas".
"Etrangement cette enquête sort maintenant. [...] C'est le moment choisi qui exprime un désir de vendetta, sans compter que nous sommes tous prêts à mettre notre main au feu sur sa rigueur morale. Nous, qui sommes les plus proches de lui, nous sommes scandalisés."
"C'est juste le moment pour lui couper les jambes à jamais. Il était évident que sa carrière politique ne se serait pas arrêtée là. [...] L'initiative de la justice arrive précisément au moment où l'on créait les conditions de son retour à la tête de l'UMP."
11h10 - "Thierry Herzog est sous le choc post-traumatique"
Le bâtonnier de Paris Pierre-Olivier Sur s'exprime sur BFMTV et iTélé, rappelant qu'il a eu des échanges avec Thierry Herzog à l'époque des faits :
"J'ai moi-même été sur écoute téléphonique", dit-il. "Ce qui a été écouté c’est une conversation entre Thierry Herzog et moi-même quelques jours après que la perquisition ait eu lieu chez Thierry Herzog, vous vous rappelez que cette perquisition avait été extraordinairement intrusive et violente et déstabilisatrice [...] on l’a empêché de prendre une douche le matin, perquisitionner tout même jusqu’au tambour de la machine à laver, il a été complètement bouleversé par cela, il a perdu le sommeil [...] quelques nuits plus tard, il m’appelle au cœur de la nuit [...] il était en train de se noyer, il me dit 'il faut faire quelque chose pour moi' [...]. Pour lui, "Thierry Herzog est sous le choc post-traumatique".
10h15 - "Fin de partie pour Berluscozy ?"
L'écologiste Pascal Canfin compare sur Twitter Nicolas Sarkozy à un autre chef d'état, connu pour ses démêlés avec la justice, l'Italien Silvio Berlusconi, condamné à des travaux d'intérêt général.
10h05 - Bayrou : "La loi est la même pour tous"
"Je me suis battu contre un certain nombre de pratiques et je maintiens qu'il y a des pratiques qui sont incompatibles avec l'idée que nous nous faisons d'une République qui est juste et équilibrée, mais sur cette affaire-là, je n'ai absolument aucune information d'aucune sorte. [...] La raison pour laquelle je me suis opposé à Nicolas Sarkozy était pour défendre un principe qui est : la loi est la même pour tous, pour les puissants et ceux qui ne le sont pas."
10h - Collard : "Quand un adversaire est à terre, je ne me réjouis pas"
"Nicolas Sarkozy traîne derrière lui des affaires, comme le putois la mauvaise odeur", juge le député FN et avocat Gilbert Collard sur France 2. "Il est définitivement discrédité par les affaires" mais "je reste juriste, on n'arrivera pas à me faire oublier les principes. Est-ce que la garde à vue était justifiée ? Cahuzac, il a été mis en garde à vue ? Non."
"Il faut arrêter d'utiliser de manière coercitive à impact médiatique des instruments du droit. [...] Il y a une nécessite de sérénité judiciaire et là, on n'y est pas."
"Le véhicule qui a raccompagné Nicolas Sarkozy chez lui était un véhicule des pompes funèbres, parce que là, il est véritablement atteint."
9h55 - Le Maire : "Les décisions de justice, je les respecte"
L'ex-ministre UMP Bruno Le Maire adresse à Nicolas Sarkozy "un message de soutien et d'amitié". "Je pense qu'il a passé des heures difficiles", ajoute l'élu de l'Eure qui a été son ministre et a "été fier de travailler à ses côtés".
"Ensuite, il y a une décision de justice, elle s'impose à tous. Il n'y a pas une justice pour les puissants et une justice pour les faible, une justice de droite, une justice de gauche."
Acharnement judiciaire ? "C'est la justice." Mais "est-ce qu'on est au bout de cette affaire ? Non, il y a beaucoup de zones d'ombre", selon le député qui met notamment l'accent sur les écoutes dont Nicolas Sarkozy a fait l'objet.
9h40 - Sarkozy, pas "le meilleur candidat" de la droite
Pour le député UMP Jérôme Chartier, proche de François Fillon, Nicolas Sarkozy n'est pas "le meilleur candidat" pour 2017 : "Je ne pense pas que Nicolas Sarkozy soit le meilleur candidat pour représenter toute la droite à l'élection présidentielle."
"Mais je me souviens que j'ai fait de nombreuses campagnes pour Nicolas Sarkozy [...] et je suis venu ce matin pour dire que je crois en l'innocence de Nicolas Sarkozy, que je lui apporte mon soutien, que je lui redis mon amitié", assure l'élu du Val d'Oise sur iTélé.
Un acharnement judiciaire ? "Ce n'est rendre service à personne, ni à Nicolas Sarkozy, ni à nos institutions, ni à la République, de se lancer sur le terrain d'un quelconque acharnement."
"Si Nicolas Sarkozy souhaite être candidat à l'élection présidentielle, il sera candidat à la primaire, il trouvera François Fillon en face de lui et moi en face de lui qui lui expliquerai les raisons pour lesquelles je pense qu'il n'est pas le meilleur candidat".
9h25 - Aucune charge contre le magistrat Patrick Sassoust
Aucun élément n'a été retenu contre le haut magistrat Patrick Sassoust, qui avait été placé en garde à vue avec Me Thierry Herzog, le haut magistrat Gilbert Azibert et Nicolas Sarkozy.
Patrick Sassoust, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation, n'a pas été présenté aux juges à l'issue de sa garde à vue, qui avait débuté lundi.
"La mesure de garde à vue concernant Patrick Sassoust, avocat général près la Cour de cassation, a été levée mardi 1er juillet dans la soirée", selon son avocat, Me Nicolas Rothé de Barruel. "Aucun élément n'a été retenu à son encontre."
9h20 - Nicolas Sarkozy choisit Me Pierre Haik comme avocat
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a choisi Me Pierre Haik pour assurer sa défense dans cette affaire, affirme "Le Figaro".
Ce dernier l'aurait assisté cette nuit, selon les dires de Me Paul-Albert Iweins, avocat de Me Thierry Herzog, lui aussi mis en examen dans cette affaire.
8h45 - "La situation et les faits sont graves", selon Valls
"Cette situation est grave, les faits sont graves. [...] Et puis cela concerne des magistrats, de hauts magistrats, un avocat, un ancien président de la République", déclare le Premier ministre sur BFMTV. "Mais moi comme chef du gouvernement, je dois m'en tenir au respect des principes" d'indépendance de la justice et de présomption d'innocence, précise-t-il.
Les juges s'acharnent-ils sur l'ancien président, comme l'affirment certains de ses partisans ? "Ce sont des juges d'instruction, ce sont des juges indépendants. Ce n'est pas le pouvoir qui demande à ces juges de faire des enquêtes, ils agissent et exercent leur fonction de manière indépendante", tranche Manuel Valls.
"Si à chaque fois, sur chaque affaire, sur chaque dossier, que cela concerne ou non des politiques, il y a ce type de polémique, on sape les fondements même de l'Etat de droit."
8h35 - "Je mets en cause l'impartialité d'un des juges"
La meilleure défense, c'est l'attaque. Le maire de Nice, Christian Estrosi, proche de l'ancien président, considère qu'une des juges n'est pas impartiale.
Interrogé par France Info, Christian Estrosi s'en prend aux juges qui ont mis en examen Nicolas Sarkozy, des "juges qui ont alimenté 'le mur des cons', sur lequel je figure moi-même."
"Est-ce qu'il y a une véritable impartialité ?", demande-t-il.
6h - Pour les éditorialistes, il faut que justice passe
</aside>Si plusieurs éditorialistes considèrent que l'ancien président est un "justiciable" comme un autre et que la justice doit faire son travail, certains estiment cependant qu'elle fait "le sale boulot" pour empêcher l'ancien chef de l'Etat de reprendre la tête de l'UMP, sur fond de guerre des chefs au sein du parti.
2h30 - Nicolas Sarkozy mis en examen
Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, annonce le parquet national financier. Nicolas Sarkozy a quitté le pôle financier du TGI de Paris peu avant 2 heures du matin, pour rentrer chez lui.
<aside><header>LIRE</header>Comprendre l'affaire en moins de 5 minutes </aside>0h30 - Sarkozy devant les juges
Après environ 15 heures de garde à vue dans les locaux de l'office anti-corruption (Oclciff) - une première pour un ancien chef de l'Etat - est conduit au pôle financier du TGI de Paris pour y être présenté aux juges.
<aside><header>LIRE</header>Que cherchent à savoir les enquêteurs ?</aside>















