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En Egypte, Waël Ghonim exhorte l'armée à quitter le pouvoir

En Egypte, Waël Ghonim exhorte l'armée à quitter le pouvoir

LEMONDE.FR avec AFP | 15.09.11 | 15h55

 

La mobilisation en Egypte ne s'essouffle pas.

La mobilisation en Egypte ne s'essouffle pas.REUTERS/DYLAN MARTINEZ

Le cybermilitant Waël Ghonim a demandé à l'armée égyptienne un calendrier clair pour son départ du pouvoir, jeudi 15 septembre, l'accusant de délaisser les réformes au nom de la "stabilité" du pays après la chute du président Hosni Moubarak.

 

L'ancien cadre de Google, rendu célèbre pour avoir administré une page Facebook qui avait largement contribué à déclencher le soulèvement anti-Moubarak en janvier, a adressé une lettre en ce sens au maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), l'instance qui dirige aujourd'hui l'Egypte. "Après des mois, le mode de gouvernance de notre pays n'a pas changé fondamentalement sous prétexte de stabilité", écrit-il dans ce courrier publié sur Facebook.

DES "DATES PRÉCISES" POUR LE TRANSFERT DU POUVOIR

 

Après avoir été applaudie pour sa retenue durant le soulèvement et ses promesses de mener le pays sur la voie de la démocratie, l'armée est aujourd'hui l'objet de fortes critiques d'une grande partie des militants engagés dans la révolte. "Le CSFA a aujourd'hui une occasion historique de travailler avec le peuple qui s'est réveillé et s'est soulevé pour mettre l'Egypte sur la bonne voie", poursuit Waël Ghonim qui demande l'annonce rapide des "dates précises pour le processus de transfert complet du pouvoir du CSFA vers une autorité civile élue qui soit totalement chargée de la nation". La jeunesse est "frustrée devant l'absence d'une feuille de route claire et de changements fondamentaux dans le mode de gouvernement du pays", souligne-t-il encore.

Il conjure le maréchal Tantaoui de "restaurer la confiance" avec la jeunesse qui a mené la révolte, ajoutant que sa colère est aujourd'hui alimentée par les milliers de procès menés contre des civils devant des tribaux militaires. L'Egypte doit connaître cet automne des élections législatives, mais le reste du processus de retour complet à un pouvoir civil, qui comprend une nouvelle Constitution et une élection présidentielle, est encore vague.

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