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En Syrie, l'exode des Damascènes face aux combats

En Syrie, l'exode des Damascènes face aux combats
<time datetime="2012-07-19T08:32:34+02:00" itemprop="datePublished">19 juillet 2012 à 08:32</time> (Mis à jour: <time datetime="2012-07-19T11:38:52+02:00" itemprop="dateModified">11:38</time>) lien

Les carcasses brûlées de tanks de l'armées syrienne à Azzaz, dans la province d'Alep, le 17 juillet 2012.

Les carcasses brûlées de tanks de l'armées syrienne à Azzaz, dans la province d'Alep, le 17 juillet 2012. (Photo stringer. Reuters)

Les très violents combats qui se déroulent à Damas alourdissent le bilan humain de la guerre civile entre le régime de Bachar al-Assad et les rebelles de l'ASL.

 

Des centaines d’habitants fuyaient jeudi les violents combats et les bombardement de certains quartiers de Damas, selon une ONG, au moment où l’armée demandait aux résidents de s'éloigner des zones d’affrontements, a affirmé à l’AFP une source de sécurité dans la capitale.

Ces violences interviennent au lendemain d’un attentat contre le bâtiment de la Sécurité nationale à Damas dans lequel ont péri trois hauts responsables, dont le beau-frère du président, portant un coup dur à l’appareil sécuritaire du régime.

«Ces combats d’une extrême violence devraient se poursuivrent pendant les prochaines 48 heures pour nettoyer Damas des terroristes avant le début du ramadan», mois de jeûne musulman qui commence vendredi, a indiqué cette source.

«Jusqu'à présent, l’armée avait fait preuve de retenue dans ses opérations mais depuis l’attentat, elle est décidée à utiliser toutes les armes en sa possession pour en finir avec les terroristes», a ajouté cette source.

Selon elle, «l’armée a demandé à la population de s'éloigner des zones de combats alors que les terroristes cherchent à utiliser les habitants comme boucliers humains».

 Les trois dignitaires syriens tués mercredi dans un attentat: de gauche à droite, l'ex-ministre de la Défense Hassan Ali Turkmani, le ministre de la Défense Daoud Rajha et son adjoint Assef Shawkat, beau-frère de Bachar al-Assad. 

Les trois dignitaires syriens tués mercredi dans un attentat: de gauche à droite, l’ex-ministre de la Défense Hassan Ali Turkmani, le ministre de la Défense Daoud Rajha et son adjoint Assef Shawkat, beau-frère de Bachar al-Assad. (Photos Morteza Nikoubazl/Sana/Handout. Reuters)

Plus de 200 morts mercredi

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), un mouvement d’exode de «centaines de personnes» a été observé dans plusieurs quartiers.

A Mazzé, dans l'Ouest, des centaines d’habitants se déplaçaient d’un secteur situé à la périphérie de ce grand quartier huppé en direction de l’intérieur, «par peur d’une opération d’envergure des forces régulières» à la suite de combats.

Des habitants fuyaient également le quartier de Tadamone et le camp palestinien de Yarmouk, dans le Sud.

Mercredi, plus de 200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences en Syrie, selon l’OSDH. Il s’agit, selon cette ONG, de la journée la plus sanglante depuis le 4 février lorsque 230 personnes avaient péri dans un pilonnage de la ville de Homs (centre).

Au moins 214 personnes, dont 124 civils, 62 soldats et 28 rebelles ont péri, selon l’ONG, sans compter les trois hauts responsables tués dans l’attentat : le vice-ministre de la Défense et beau-frère du président Bachar al-Assad, Assef Chawkat, le ministre de la Défense Daoud Rajha, et le chef de la cellule de crise mise en place pour mater la révolte Hassan Turkmani.

Le bilan le plus lourd a été enregistré à Damas et sa province : 76 personnes y ont tuées, dont 38 dans la capitale même, théâtre depuis dimanche de combats sans précédent entre armée et rebelles.

Les rebelles ont annoncé mardi avoir lancé la «bataille pour la libération» de Damas, où sont entrés en action pour la première fois depuis le début de la révolte en mars 2011 des hélicoptères équipés de mitrailleuses.

Face à la répression, la révolte populaire s’est militarisée au fil des mois et le pays est désormais en proie à un conflit armé sanglant que le Comité international de la Croix-Rouge a qualifié de guerre civile.

(AFP)

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