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| A Genève, un vote de l’ONU diligente une enquête. Bruxelles adopte de nouvelles sanctions. En Syrie, la répression continue
Laureline Magnin | 23.08.2011 | 14:06
La communauté internationale resserre l’étau sur Bachar el-Assad. Hier à Genève, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, exigeant la fin de la répression en Syrie, a approuvé la création d’une commission d’enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l’homme dans ce pays. La résolution, proposée par les Etats-Unis, l’Union européenne et les quatre pays arabes du Conseil – Arabie saoudite, Jordanie, Qatar, Koweït – a été adoptée par 33 votes, 4 contre et 9 abstentions. La commission devrait rendre son rapport avant la fin novembre.
«Le vote relève l’existence d’un consensus grandissant dans la communauté internationale sur le fait que le régime Assad a perdu la légitimité de gouverner le peuple syrien», a estimé Eileen Donahoe, représentante des Etats-Unis.
La Russie, la Chine, Cuba et l’Equateur ont pour leur part voté contre, rejetant toute ingérence dans les affaires de Damas. «C’est à la Syrie de décider de l’avenir de la Syrie», a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise.
Par ailleurs, l’Union européenne a annoncé hier l’adoption de nouvelles sanctions contre la Syrie, prévoyant un gel des avoirs et une interdiction de visas contre quinze nouvelles personnes et cinq sociétés proches du régime. L’UE travaille également à un embargo sur les produits pétroliers importés du pays, dont elle achète les 95%. Ce qui représente un tiers des recettes du pays.
Face aux pressions internationales grandissantes, Assad serait-il le prochain à tomber? Pas dans l’immédiat. Le président semble toujours en mesure de contenir militairement son opposition. Hier, les forces de sécurités ont procédé à des dizaines d’arrestations dans l’est du pays, a rapporté l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme basé à Londres. De son côté, l’insurrection s’organise. Hier, des figures de l’opposition syrienne ont annoncé d’Istanbul la création d’un «Conseil national» destiné à coordonner leur lutte contre Damas.