Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
21 mai 2012 à 10h21
Le parquet de Lille a ordonné ce lundi une enquête préliminaire sur des faits "susceptibles d'être qualifiés de viol en réunion" qui se seraient déroulés à Washington entre le 15 et le 18 décembre 2010 en présence de Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI. Le camp DSK a immédiatement réagi en déconçant "un acharnement".
Y-a-t-il volonté acharnée de conduire Dominique Strauss-Kahn à sa perte ? La justice et les médias se sont-ils ligués pour parvenir à cette fin? C'est en tout cas ce que dénonçent les avocats français de Dominique Strauss-Kahn après l'ouverture ce matin à Lille d'une enquête préliminaire pour viols en réunion dans le cadre de l'affaire du Carlton.
La thèse du complot
Des avocats qui se disent "incrédules et sandalisés : dans cette affaire, on assiste à un pas de deux entre les médias et la justice, sans que l'on distingue lequel des deux entraîne l'autre, mais tous deux indubitablement mus par une volonté acharnée conduisant à la perte d'un homme."
Une soirée de décembre 2010 au coeur de l'enquête
Les faits relevés par les juges d'instruction en charge de cette affaire de proxénétisme aggravé et auraient été commis lors d'une soirée en décembre 2010 à Washington. Soirée à laquelle participait Dominique Strauss-Kahn. Soirée pour laquelle le parquet a donc ordonné une enquête, "conformément à l'usage", qu'il a confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille.
Le parquet avait été saisi le 28 mars - soit deux jours après la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn pour "proxénétisme aggravé en bande organisée - par les juges d'instruction, "d'une ordonnance de soit-communiqué à toutes fins utiles, pour des faits de viol en réunion".
Séjour à Washington
Ces faits sont relatifs aux témoignages de deux prostituées belges ayant participé à un séjour à Washington en décembre 2010 en compagnie de Dominique Strauss-Kahn, Fabrice Paszkowski, David Roquet, et du commissaire Lagarde.
Actes sexuels de manière non consentie
Ces témoignages avaient été recueillis par les policiers belges en décembre dernier, dans le cadre d'un accord avec la justice française. L'une d'entre elles - qui n'a toutefois pas porté plainte - indique y avoir subi lors d'une soirée, le 16 décembre 2010, certains actes sexuels de manière non consentie.