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Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert vendredi une enquête préliminaire sur les primes
en liquide perçues par Claude Guéant. Patrick Kovarik AFP
</aside>Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert vendredi une enquête préliminaire sur les primes en liquide perçues par Claude Guéant.
L'enquête a été ouverte à la suite de la publication le 10 juin d'un rapport d'inspection selon lequel quelque 10.000 euros mensuels, puisés dans les «frais d'enquête et de surveillance» des policiers, ont été «remis» à M. Guéant entre 2002 et 2004, alors qu'il était directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
L'actuel ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait aussitôt annoncé avoir transmis ce rapport à la justice.
Le parquet de Paris a confié l'enquête, qui vise d'éventuels détournements de fonds et recel, à la division nationale des investigations fiscales et financières (DNIFF).
Lors de la publication de l'enquête administrative, l'entourage de M. Guéant avait relevé que ces sommes ne lui étaient pas destinées, mais utilisées pour un système de «gratifications», notamment pour les policiers en charge de la protection du ministre Sarkozy.
M. Guéant avait affirmé avoir bénéficié de ces primes lorsqu'il était place Beauvau, pour expliquer le paiement en liquide de plusieurs factures découvertes lors d'une perquisition le visant.
Les frais de police figurent sur une ligne budgétaire du ministère de l'Intérieur de près de dix millions d'euros en 2013. Cet argent liquide est géré par la DGPN (direction générale de la police nationale) et réparti entre les différents services de police pour récompenser des enquêteurs par exemple.
Ces fonds ont souvent fait l'objet d'âpres débats parmi les forces de l'ordre et ont souvent été réformés après des abus. En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait instauré une prime de résultats exceptionnels (PRE) pour tenter de régulariser les gratifications.