Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi soir à Bruxelles de lever l’embargo sur les armes pour les rebelles syriens tout en maintenant l’ensemble des sanctions prises depuis deux ans contre le régime de Bachar al-Assad. Cette décision va dans le sens de la Grande-Bretagne et de la France, les deux seuls pays de l’UE qui réclamaient depuis plusieurs mois la possibilité de fournir des armes aux forces de l’opposition modérée.
La décision a été prise au cours d’une réunion de douze heures, qui a duré bien plus longtemps que prévu en raison des «discussions difficiles» entre ministres, selon des diplomates. Plusieurs pays, dont l’Autriche et la République tchèque, étaient fortement opposés à une levée de l’embargo.
L’analyse de Marc Semo, chef du service Étranger de «Libération».