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Le chauffeur, coupable désigné. Tandis que deux enquêtes, l'une judiciaire et l'autre administrative, ont été ouvertes pour tenter d'expliquer cette tragédie ferroviaire, la pire en Espagne en près de 70 ans, les autorités mettaient en cause ce cheminot, qui travaille depuis 30 ans à la compagnie publique des chemins de fer Renfe.«Déjà, quatre kilomètres avant le lieu de l'accident, il s'est vu notifier de commencer à ralentir», soulignait le président du gestionnaire du réseau Adif, Gonzalo Ferre, sur la télévision nationale. Ce dernier a ajouté que la «régulation de la vitesse» était le rôle même du conducteur, car «sinon, c'est un passager comme les autres». «A cet endroit passent six trains chaque jour et ce conducteur y est passé 60 fois, c'est-à-dire que sa connaissance de la ligne doit être exhaustive et maximale, à un endroit où la vitesse est limitée de manière permanente à 80 kilomètres/heure», a renchéri le président de Renfe, Julio Gómez-Pomar Rodríguez, sur la télévision Antena 3.
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Des éléments à charge. Deux éléments jouent en sa défaveur: une retranscription d'une communication radio, révélée par El Pais, dans laquelle il admet qu'il circulait à 190 kilomètres/heure au lieu des 80 autorisés, et une vidéo de quelques secondes diffusée sur internet, semblant provenir d'une caméra de sécurité sur les voies, montrant un train qui surgit à toute vitesse à l'entrée du virage, puis sort des rails et se couche sur le côté. Le journal El Mundo affirmait samedi, citant des sources proches de l'enquête, que le conducteur parlait au téléphone portable au moment du drame.
VIDEO. Espagne : le déraillement filmé par une caméra de surveillance
Faute humaine ou défaillance technique?
Le train, un modèle hybride (pouvant rouler à vitesse classique et à grande vitesse) fabriqué par l'Espagnol Talgo et le Canadien
Bombardier, circulait sur une ligne à grande vitesse, mais sur un tronçon, en courbe et dans une zone urbaine, où la vitesse est réduite. A cet endroit, la voie n'est pas équipée d'un système de freinage automatique du train s'il dépasse la limite de vitesse. Une lacune dénoncée par le secrétaire général du syndicat de conducteurs de trains Semaf, Juan Jesus Garcia Fraile, qui a affirmé que l'accident n'aurait «évidemment» pas eu lieu si ce tronçon avait été équipé du système adéquat. Plusieurs médias reproduisaient aussi samedi les témoignages de collègues du conducteur, assurant qu'il s'agit d'un homme prudent.
«Les systèmes de sécurité en Europe et en Espagne sont adaptés à tout moment aux types de trains et à la vitesse maximale autorisée, et il y a des protocoles définis que doivent suivre les personnes qui ont la responsabilité de conduire le train», a répliqué la ministre des Transports Ana Pastor, sur la radio Cadena Cope. A défaut de freinage automatique, le tronçon sur lequel le train circulait était quand même équipé d'un système d'alerte : selon el Pais, un voyant s'est donc allumé juste avant l'accident mais le train a freiné trop tard.
Le train, un modèle hybride (pouvant rouler à vitesse classique et à grande vitesse) fabriqué par l'Espagnol Talgo et le Canadien
Bombardier, circulait sur une ligne à grande vitesse, mais sur un tronçon, en courbe et dans une zone urbaine, où la vitesse est réduite. A cet endroit, la voie n'est pas équipée d'un système de freinage automatique du train s'il dépasse la limite de vitesse. Une lacune dénoncée par le secrétaire général du syndicat de conducteurs de trains Semaf, Juan Jesus Garcia Fraile, qui a affirmé que l'accident n'aurait «évidemment» pas eu lieu si ce tronçon avait été équipé du système adéquat. Plusieurs médias reproduisaient aussi samedi les témoignages de collègues du conducteur, assurant qu'il s'agit d'un homme prudent.
«Les systèmes de sécurité en Europe et en Espagne sont adaptés à tout moment aux types de trains et à la vitesse maximale autorisée, et il y a des protocoles définis que doivent suivre les personnes qui ont la responsabilité de conduire le train», a répliqué la ministre des Transports Ana Pastor, sur la radio Cadena Cope. A défaut de freinage automatique, le tronçon sur lequel le train circulait était quand même équipé d'un système d'alerte : selon el Pais, un voyant s'est donc allumé juste avant l'accident mais le train a freiné trop tard.
Saint-Jacques en deuil. Ville de pèlerinage mondialement célèbre, Saint-Jacques de Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne, continuait de panser ses plaies après ce tragique accident. Vendredi, les premiers enterrements ont eu lieu et cette cité rendra hommage aux victimes pendant une cérémonie lundi soir dans la cathédrale, devant laquelle fleurs et bougies ont été déposées par des fidèles anonymes.
78 morts, dont un Français, toujours pas identifié. L'accident a fait au moins 78 morts. Les familles, épuisées, attendaient encore samedi l'identification des trois derniers d'entre eux. Selon la police, le bilan est susceptible de s'alourdir, des «restes humains» pouvant appartenir à trois personnes ayant aussi été retrouvés.Sept étrangers figurent jusqu'à présent parmi les morts, un Algérien, une Mexicaine, un Américain, un Brésilien, une Vénézuélienne, une Dominicaine et un Italien. La mairie de Saint-Jacques a fait état d'un Français tué, ajoutant que celui-ci n'avait pas été identifié.Sur les 178 blessés, 81 étaient toujours hospitalisés, dont 31 dans un état grave.


