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Paris et Berlin n'ont visiblement pas accordé leurs violons sur les négociations de libre-échange qui doivent débuter entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les révélations d'espionnage de l'UE ainsi que de plusieurs Etats membres, dont la France et l'Allemagne, pourraient venir perturber les discussions.
Mercredi 3 juillet, 12 h 15 : la France, par la voix de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, annonce être favorable à une "suspension temporaire" des négociations commerciales qui doivent s'engager entre Washington et l'Union européenne. "Il ne s'agit pas d'arrêter les négociations sur l'accord de libre-échange, mais, en effet, il nous paraît sage de les suspendre temporairement, pour une durée de quinze jours sans doute, pour éviter toute polémique et le temps d'obtenir les informations demandées", a-t-elle précisé à l'issue du conseil des ministres.
Mercredi 3 juillet, 12 h 25 : le porte-parole d'Angela Merkel annonce que la chancelière souhaite que les négociations soient entamées maintenant. "La Commission veut démarrer les négociations le 8 juillet. Et en cela, le gouvernement [allemand] la soutient. Nous voulons cet accord de libre-échange et nous voulons aussi démarrer maintenant les négociations", a déclaré Steffen Seibert lors d'une conférence de presse ordinaire à Berlin.
Lire le décryptage : "Quels sont les enjeux des négociations de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE ?"