Avec notre corrrespondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
Ce voyageur, soigné dans un centre médical de pointe à Dallas au Texas, a bénéficié ces derniers jours d’un traitement expérimental.
Son décès est une nouvelle qui entraine de nombreuses questions aux Etats-Unis. Ce patient a quitté Monrovia sans symptômes le 19 septembre, il a ressenti les premiers malaises le 24 septembre, et le personnel médical n’a pas jugé bon de l’hospitaliser lorsqu’il s’est présenté la première fois aux urgences.
Es-ce le retard dans le diagnostic qui est la cause de ce décès ? Le personnel médical est-il bien formé pour évaluer les symptômes ? Les Etats-Unis sont-ils menacés d’une épidémie ?
La fermeture des frontières de nouveau en débat
Il faut rappeler que ces derniers jours, on envisageait des poursuites contre ce patient, à Dallas et au Liberia, pour « mise en danger la vie d’autrui ».
Aujourd’hui, c’est un peu la stupéfaction qui prévaut. Si un malade ne survit pas à la fièvre Ebola dans un hôpital américain, qu’en est-il des Libériens, des Sierra-léonais, et des Guinéens, qui manquent de tout dans la zone des trois frontières.
Cela relance enfin le débat sur l’éventuelle fermeture des frontières avec ces pays. C’est une solution fermement rejetée par l’administration Obama, mais que certains élus remettent à présent sur la table.
Etats-Unis