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<figcaption class="articleChapeau ">Mount Pleasant (Caroline du Sud), lundi 7 décembre. «J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème», a déclaré Donald Trump en meeting.
Car les condamnations politiques, nombreuses, ont immédiatement plu. Il y a d'abord eu une réponse de la Maison-Blanche par la voix de Ben Rhodes «C'est totalement contraire à nos valeurs en tant qu'Américains», a-t-il déclaré sur CNN. «Le respect de la liberté de religion est inscrit dans notre Déclaration des droits (Bill of Rights).»
Hillary Clinton, en tête des sondages des primaires démocrates, juge quant à elle que Donald Trump «ne comprend rien». «Cette proposition est illégale, fondée sur des préjugés et porteur de divisions», a-t-elle ajouté l'ancienne secrétaire d'Etat sur Twitter.
This is reprehensible, prejudiced and divisive. @RealDonaldTrump, you don't get it. This makes us less safe. -H https://twitter.com/nprpolitics/status/673998436811714560 …
Le message de Bernie Sanders, challenger d'Hillary Clinton dans les primaires démocrates, était tout aussi lapidaire sur les réseaux sociaux. «Voilà maintenant que Trump et les autres veulent que nous haïssions tous les musulmans», a déclaré le sénateur du Vermont.
Demagogues throughout our history have attempted to divide us based on race, gender, sexual orientation or country of origin.
Now, Trump and others want us to hate all Muslims.
De leur côté, les rivaux républicains de Trump paraissent aussi effarés que leurs adversaire démocrates. «Son habitude de faire des déclarations provocatrices et absurdes ne rassemblera pas les Américains», a estimé Marco Rubio. Pour Chris Christie, gouverneur du New Jersey, «il y a des gens dans ces primaires qui se moquent de ce que la loi dit parce qu'ils sont habitués à virer à l'aveugle des gens à la télévision». Une référence à l'émission de télé-réalité «The Apprentice» dont Donald Trump était la tête d'affiche. «Donald Trump est dérangé. Ses propositions ne sont pas sérieuses», a commenté Jeb Bush, qui avait proposé après les attentats de Paris d'exclure les réfugiés syriens musulmans.
Donald Trump is unhinged. His "policy" proposals are not serious.
«On va avoir un autre World Trade Center», prévient Trump
En meeting en Caroline du Sud lundi soir, quelques heures après la publication de son communiqué sur la fermeture des frontières américaines aux musulmans, Donald Trump a tenté de se justifier. «J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème, et on ne peut plus le tolérer», -t-il lancé à la tribune devant ses soutiens.
Citant un sondage commandé par un centre marginal, le milliardaire affirme que de nombreux musulmans sont favorables au jihad violent contre les Américains ou qu'ils préfèrent vivre en vertu de la charia (loi islamique) plutôt que de la Constitution américaine. «La haine dépasse l'entendement», a encore déclaré Donald Trump, évoquant le couple de tueurs de San Bernardino qui a fait 14 morts mercredi et les auteurs des attentats de Paris. «Ça ne fait qu'empirer, et on va avoir un autre World Trade Center», a-t-il prévenu.
Trump n'a en revanche pas apporter de précisions quand à l'application d'une telle mesure. Le directeur de sa campagne, Corey Lewandowski, s'est contenté de préciser auprès d'Associated Press que la proposition de Trump s'appliquerait à «tout le monde», c'est-à-dire les touristes et les musulmans qui voudraient immigrer aux Etats-Unis.