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Euro 2012 : les Bleus quittent l'Euro la tête basse

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Euro 2012 : les Bleus quittent l'Euro la tête basse

Le Monde.fr | <time datetime="2012-06-23T23:10:34+02:00" itemprop="datePublished">23.06.2012 à 23h10</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-06-23T23:10:34+02:00" itemprop="dateModified">23.06.2012 à 23h10</time>

 
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Franck Ribéry et ses coéquipiers quittent l'Euro.

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En cas de victoire, on aurait crié au génie. Dans la défaite, on pourra regretter la composition défensive concoctée par Laurent Blanc, laissant l'amer sentiment que les Bleus, avec un peu plus d'ambition et de percussion, aurait pu venir à bout d'une Roja qui ne semble plus invincible. Battus 2 à 0 par l'Espagne, les Bleus quittent la compétition avec des regrets.

En titularisant Réveillère comme latéral droit et Debuchy au milieu de terrain, la volonté du sélectionneur tricolore est claire : bloquer les couloirs et amener de la présence à la récupération. Samir Nasri, dans l'oeil du cyclone depuis le début de la compétition, fait les frais de cette tactique et débute le match sur le banc pour la première fois depuis le début de la compétition. Vicente Del Bosque décide quant à lui de titulariser Fabregas à la pointe de l'attaque en lieu et place de Fernando Torres.

BENZEMA ESSEULÉ À LA POINTE DE L'ATTAQUE

Dans une Donbass Arena où les supporters Ukrainiens et Russes sont les plus présents, et les plus bruyants, le début de match est, comme attendu, dominé par l'Espagne. Les hommes de Del Bosque concentrent leurs attaques sur le flanc gauche de la défense française où le travail défensif de Ribéry laisse à désirer. Comme à leur habitude, Fabregas, Iniesta et Xavi bougent beaucoup et dézonent régulièrement.

Signe de la confiance de la Roja, Xabi Alonso tente même un lob de 40 m facilement capté par Lloris, légèrement avancé. Côté Français, peu de choses à se mettre sous la dent. Cabaye joue très haut mais Karim Benzema, esseulé, touche très peu de ballons. Les Espagnols vont finalement concrétiser leur domination à la 19e minute de jeu.

<figure class="illustration_haut"> Les Espagnols célèbrent leur victoire sur la France, le 23 juin à Donetsk. </figure>

Andrès Iniesta prend de vitesse la défense française et Réveillère en adressant une passe en profondeur de toute beauté en direction de Jordi Alba. Le latéral gauche, véritable révélation du tournoi côté espagnol, adresse un centre parfait à destination de Xabi Alonso qui, seul au deuxième poteau, place une tête piquée de toute beauté qui ne laisse aucune chance à Lloris. C'est donc finalement sur le côté droit de la défense française, renforcée pour l'occasion, qu'est venu le déséquilibre à l'origine du but espagnol.

les premiers "Olé" chambreurs des supporters espagnols résonnent alors dans la Donbass Arena. Il faut attendre la 26e minute - un coup-franc de Benzema qui tutoie les nuages - pour assister au premier tir français. Cet ersatz d'occasion a au moins le mérite de réveiller les joueurs tricolores. Cabaye s'essaye également au coup-franc de 30 mètres, cadré cette fois, mais sa frappe est bien capté par un Iker Casillas vigilant. Les Bleus se reprennent avec une meilleure tenue de balle et proposent quelques relances intéressantes. Mais les deux équipes regagnent les vestiaires sur cet avantage mérité pour la Roja. Mais avec le frustrant sentiment que les Bleus, avec un peu plus d'audace et de percussion, peuvent mettre à mal une défense espagnole pas forcément impériale.

DES BLEUS TROP TIMIDES

La deuxième mi-temps repart avec des Bleus plus volontaires. Les Espagnols laissent venir les hommes de Laurent Blanc et semblent baisser d'un ton physiquement. L'équipe de France se procure de bonnes situations mais se montre trop tendre et ne parvient pas à concrétiser ses maigres occasions Le sélectionneur tricolore effectue ses premiers changements à l'heure de jeu. Malouda et Debuchy, peu à son avantage offensivement, sont remplacés par Nasri et Ménez. Mais ce deuxième acte se joue sur un rythme étrange avec des Espagnols qui jouent à leur rythme et capable de gérer les temps faibles et d'un coup d'accélérateur, en metttre une au fond

L'entrée d'Olivier Giroud ne change pas la donne. Trop timides, trop timorés, les Bleus ne semblent pas en mesure d'inverser le cours du match. Le pénalty concédé par Réveillère en toute fin de rencontre, et transformé par Xabi Alonso (91e), qui signe pour l'occasion un doublé, est anecdotique. Les hommes de Laurent Blanc ont rempli leur objectif en se qualifiant pour les quarts de finale. Mais ils ne pouvaient espérer mieux. Le retour aux sommets demandera encore du temps. Les Espagnols poursuivent quant à eux leur route, mais devront se montrer plus incisifs pour venir à bout du Portugal en demi-finale.

 

 

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