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Jugé pour avoir abrégé la vie de sept de ses patients, le médecin bayonnais Nicolas Bonnemaison a été acquitté de la totalité des faits mercredi 25 juin. La veille, l'avocat général avait requis cinq ans d'emprisonnement avec sursis, en estimant que l'accusé avait « agi de manière sincère ».
Lire le récit du réquisitoire (édition abonnés) Procès Bonnemaison : « Je crois désormais que vous avez agi de manière sincère »
Selon la journaliste du Monde présente sur place, Pascale Robert-Diard, la salle a acclamé les jurés de la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à l'annonce du verdict. Ils ont répondu négativement aux 14 questions posées, acquittant par conséquence le médecin de toutes les accusations qui étaient portées contre lui.
« FAIRE ACCÉLÉRER L'HISTOIRE »
L'urgentiste bayonnais de 53 ans comparaissait pour avoir abrégé la vie de sept patients âgés, malades et en fin de vie, des actes qu'il a pleinement assumés. Il risquait pour cela la réclusion criminelle à perpétuité. Lors de son plaidoyer, l'avocat de Nicolas Bonnemaison avait exhorté les jurés à incarner la « justice qui montre le chemin à la loi », espérant que ce procès puisse « faire accélérerl'histoire » en matière de législation sur la fin de vie.
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Saluant une « décision énorme » qui obligera les politiques à « aller plus vite »pour adapter la loi sur la fin de vie, les avocats du médecin ont exigé qu'il puisse« retrouver sa blouse blanche » après le verdict.