Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
<header>
Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-03-23T11:26" itemprop="datePublished" pubdate=""> 23/03/2013 à 11:26</time> - Modifié le <time datetime="2013-03-25T00:03" itemprop="dateModified"> 25/03/2013 à 00:03</time>
<aside class="bloc meme_sujet">
Gros remue-ménage au sein de l'équipe Red Bull. L'Allemand Sebastian Vettel a en effet remporté de façon cavalière dimanche le Grand Prix de Malaisie, 2e manche (sur 19) du Championnat du monde de Formule 1. Il égale ainsi Sir Jackie Stewart au palmarès des victoires en Formule 1, 27 chacun. Il devance son coéquipier australien Mark Webber et le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). Parti en pole position, Vettel, triple champion du monde en titre, a d'abord bénéficié de l'abandon prématuré de l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari), qui a abîmé son aileron avant en tentant de le suivre au départ. Il s'est alors entêté en piste et ne s'est pas arrêté à la fin du premier tour pour le changer. Il a - ce n'est pas coutume - commis là une erreur d'appréciation qui le fait repartir de Sepang sans aucun point.
Mais la suite du Grand Prix, couru dans une atmosphère accablante, a pris une tournure plus électrique encore. Vettel, faisant fi des consignes de l'écurie de maintenir les positions acquises, a entrepris de dépasser Webber en prenant un gros risque au bout de la ligne droite des stands. Une manoeuvre osée à dix tours de la fin, pour aller chercher la 27e victoire de sa carrière en F1. Juste après l'arrivée, Webber s'est montré très énervé par le coup de force de son coéquipier.
Cette manoeuvre du 46e tour a incité le triple champion du monde en titre, âgé de 25 ans seulement, à faire aussitôt son mea culpa, en public, sur le podium, et à s'excuser platement auprès de son coéquipier de 36 ans, vétéran du plateau 2013. "Il faisait très chaud aujourd'hui. Je me suis raté. J'ai fait une erreur. Je veux m'excuser auprès de Mark. Si j'ai l'occasion de me rattraper dans l'avenir, je le ferai", a dit Vettel, sans toutefois indiquer les modalités précises du renvoi d'ascenseur qui pourrait effacer, un jour, cette victoire entachée d'une désobéissance avérée.
Vettel a été pris en défaut quand il a tenté, en pneus neufs et donc plus rapide, de dépasser son coéquipier, alors que l'écurie triple championne du monde, comme Vettel, venait de demander à Webber, sur sa radio de bord, de lever le pied et de gérer ses pneus jusqu'à un doublé qui semblait certain. "On a choisi la bonne stratégie, on contrôlait la course, je pensais qu'on allait conserver ce résultat, c'était ce qu'on avait prévu avec l'équipe. Puis Seb a pris sa propre décision...", a dit Webber, dépité, juste après l'arrivée.
Les excuses de Vettel l'ont un peu calmé et il a pu expliquer un peu mieux ses sentiments, lors d'une conférence de presse surréaliste. "Les consignes de course, ce n'est pas évident, mais ça fait partie de la F1. Je suis un fan de sport, on aimerait tous que tout soit toujours beau et pur, mais il ne faut pas être trop naïfs non plus", a reconnu Webber, après avoir confié que "pendant les 15 derniers tours", il avait "pensé à beaucoup de choses". Il a prévu de récupérer cette semaine en Australie, sur sa "planche de body-surf".
Le podium a été complété par le Britannique Lewis Hamilton, son premier dans une Mercedes, mais lui aussi était tout penaud. Il s'est même excusé d'être là, car son coéquipier Nico Rosberg, finalement 4e, avait dû lever le pied en fin de course, à la demande de son écurie, pour ne pas compromettre un résultat très satisfaisant pour la marque allemande.
La bagarre entre les deux pilotes Mercedes, Hamilton et son coéquipier Nico Rosberg, 4e, a également été très serrée, jusqu'à ce que son équipe demande à Rosberg de lever le pied. Une sage précaution pour éviter de compromettre un résultat très satisfaisant pour la marque allemande.
Cette course intense, entamée en pneus intermédiaires sur une piste humide, a été épargnée par la pluie et rythmée par de nombreux changements de pneus, quatre pour les cinq premiers et trois seulement pour les Lotus du Français Romain Grosjean et du Finlandais Kimi Räikkönen, arrivés 6e et 7e.
Voir tous les résultats des essais et de la course du Grand Prix de Malaisie