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Le Monde.fr avec Reuters | <time datetime="2014-12-16T02:50:56+01:00" itemprop="datePublished">16.12.2014 à 02h50</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-12-16T03:05:38+01:00" itemprop="dateModified">16.12.2014 à 03h05 lien </time>
Les attaques de villages et enlèvements d'enfants attribués à la secte islamiste s'exercent désormais au-delà des frontières du Nigeria, vers le Niger au nord et le Cameroun à l'est, tandis que le Tchad, au nord-est, craint d'être entraîné dans le conflit.
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MANQUE DE COHÉSION
En mai dernier à Paris, les dirigeants des quatre pays avaient décidé de travailler en plus étroite collaboration, mais ces promesses ne se sont pas vraiment concrétisées. De même, les quatre pays, dont les frontières se rejoignent au lac Tchad, secteur devenu un fief de Boko Haram, s'étaient engagés au mois de juillet à mobiliser une force commune de 2 800 soldats pour lutter contre la secte.
Cette force n'a pas encore été créée et, si certaines opérations en commun ont eu lieu, les observateurs critiquent un manque de cohésion dans les tentatives de lutte contre les insurgés islamistes. « L'action devrait être proportionnée à l'ampleur de ce qui est en jeu », a déclaré à Reuters l'envoyée spéciale des Nations unies pour le Sahel, Hiroute Guebre Sellassie. « Il y a des efforts, mais rien qui me dise que l'ampleur (du problème) se réduit. Au contraire. »