Lors de cette assemblée générale, 204 salariés du festival ont voté pour la grève, 144 contre et 4 se sont abstenus, selon un représentant de laCGT-Spectacle. Ces votes «ont lieu à bulletins secrets et de manière ultra majoritaire», a précisé Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT.
Le collectif des salariés du festival d'Avignon a indiqué vendredi qu'aucune autre grève n'était programmée pour la suite de la manifestation, mais que les «membres du gouvernementétaient «persona non grata» au festival. Lors d'une conférence de presse au coeur de la ville, place de l'Horloge, le collectif s'est désolidarisé des appels à la grève pour le 7 juillet (lancé par la coordination des intermittents et précaires), et le 12 juillet, émanant de la CGT Spectacle.
«Une riposte nécessaire»
Selon le responsable cégétiste, l'action de ce vendredi soir est «la riposte nécessaire à l'avenir du spectacle vivant», après l'agrément de la convention d'assurance chômage par le gouvernement. La CGT «s'oppose à la convention (...) telle qu'elle a été négociée et à l'agrément qui a été donné par le ministre du Travail.» Le gouvernement doit «assumer ses décisions et leurs conséquences» a-t-il ajouté au micro de France Info.
Les intermittents protestent contre la nouvelle convention d'assurance-chômage qui durcit leurs conditions d'indemnisation.
La «force» des intermittents, «c'est leur démarche collective telle qu'ils l'ont engagée depuis plusieurs semaines maintenant», a poursuivi Thierry Lepaon, rappelant que «les blocages (de spectacles), ce n'est pas la CGT». Il est également revenu sur le groupe de travail mis en place sur le statut des intermittents, en déclarant que «tout ça arrive bien tard». «Depuis les négociations ayant trait à la convention d'assurance chômage, nous mettons en garde le patronat et le gouvernement sur les conséquences de leurs actes», a-t-il ajouté.
Le spectre de l'annulation totale s'est toutefois éloigné, après le vote mardi du personnel à 80% contre une grève frappant l'ensemble des représentations.
Manifestation dans le calme devant la préfecture d'Avignon
Quelques centaines de manifestants se sont rassemblés vendredi à 15 heures devant la préfecture d'Avignon, où une délégation a été reçue par le préfet, en soutien au mouvement des intermittents du spectacle. Au milieu des quelque 300 manifestants, selon la police (500 selon la CGT), une pancarte «On ne mange pas par intermittence» rappelait l'attachement du monde de la culture à ce régime d'assurance chômage spécifique, créé en 1936 pour tenir compte de la précarité des métiers du spectacle.
Une banderole «Plus belle la vie soutient la grève» témoignait de la présence d'intermittents de l'audiovisuel, très nombreux avec le développement des sociétés de production travaillant pour la télévision. La CGT Spectacle dénonce l'emploi abusif d'intermittents dans l'audiovisuel, et réclame leur reclassement en contrat à durée indéterminée.
Outre la CGT Spectacle, on notait la présence de militants du Parti communiste et du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).
Quelques centaines de manifestants se sont rassemblés vendredi à 15 heures devant la préfecture d'Avignon, où une délégation a été reçue par le préfet, en soutien au mouvement des intermittents du spectacle. Au milieu des quelque 300 manifestants, selon la police (500 selon la CGT), une pancarte «On ne mange pas par intermittence» rappelait l'attachement du monde de la culture à ce régime d'assurance chômage spécifique, créé en 1936 pour tenir compte de la précarité des métiers du spectacle.
Une banderole «Plus belle la vie soutient la grève» témoignait de la présence d'intermittents de l'audiovisuel, très nombreux avec le développement des sociétés de production travaillant pour la télévision. La CGT Spectacle dénonce l'emploi abusif d'intermittents dans l'audiovisuel, et réclame leur reclassement en contrat à durée indéterminée.
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