</figure>
Bruno Iksil, l'ex-trader français de JPMorgan Chase surnommé la "baleine de Londres", ne sera pas poursuivi par les autorités américaines avec lesquelles il a passé un accord amiable, a indiqué une source proche du dossier mardi 13 août. Les enquêteurs, qui ont "passé en revue les emails" et autres éléments de preuve, ont finalement estimé que c'était "la bonne issue" pour lui. L'autorité boursière (SEC) et le régulateur des dérivés et des contrats à termes (CFTC) ne devraient pas non plus engager de poursuites civiles contre l'ancien opérateur de marché.
Lire : "Baleine de Londres" vs "Fabulous Fab" : deux poids, deux mesures
M. Iksil avait été surnommé "la baleine de Londres" en raison de l'énormité de ses paris risqués dans les dérivés de crédit européens, qui sont devenus trop "visibles" début 2012 dans le marché opaque de gré à gré des dérivés. Les autres traders se sont retournés contre lui, forçant JPMorgan Chase à brader ses positions, ce qui a coûté au final plus de six milliards de dollars de pertes à la première banque américaine en termes d'actifs.
Lire : La "baleine de Londres" se vantait de "marcher sur l'eau"
Un autre Français, Julien Grout, travaillait sous la supervision de M. Iksil et pourrait, lui, faire l'objet de poursuites pénales, tout comme le supérieur de M. Iksil, Javier Martin-Artajo. Ils sont soupçonnés d'avoir tenté de dissimuler les pertes avant que l'affaire n'éclate en ne les faisant pas figurer à leur valeur de marché sur les documents internes de la banque servant à contrôler au quotidien les pertes et profits. M. Iksil et Martin-Artajo avaient été limogés en juillet 2012 et M. Grout a quitté la société en décembre 2012.