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Dominique Sévérac (envoyé spécial à Porto Alegre) | Publié le 09.06.2013, 23h12 | Mise à jour : 23h44

Les vacances commencent ce matin pour les Bleus et quand ils ouvriront leurs valises pour caser le maillot de bain, il leur faudra d’abord sortir les deux défaites avec lesquelles ils sont rentrés en France, sans appel pour la seconde (3-0). Elles jettent une ombre sur leur saison internationale, conclue par quatre revers en cinq matchs.
Mais il faut regarder le pedigree des vainqueurs : Allemagne, Espagne, Uruguay et Brésil. Avant d’être soumis à la logique d’une critique, c’est le jeu en pareil cas, observons d’abord que ces Bleus-là sont avant tout normaux et à leur place. Ils appartiennent à la D 2 des sélections et c’est l’état de l’équipe de France aujourd’hui. Cette tournée sud-américaine, sans exploit mais pas sans intérêt, le rappelle.
Face au Brésil hier, les hommes de Didier Deschamps ont bien résisté avant de décliner physiquement au fil des minutes quand les protégés de Scolari donnaient le meilleur, la partie avançant, dans un effet de vases communicants parfait. Et les coéquipiers de Lloris auront continué à pécher exactement au même endroit que les fois précédentes, dans l’absence de danger offensif suffisant et constant. Payet par ses courses diagonales, Valbuena par quelques dribbles ou Mathieu, auteur de montées intéressantes, auront diffusé une menace mais trop faible pour que les Brésiliens la prennent au sérieux. C’est même David Luiz qui obligera Julio Cesar à sa seule parade du match, débordé après un centre de Valbuena.
Neymar a déçu
Même si Neymar aura déçu ceux qui espèrent déceler une nouvelle pépite dans le concert mondial et dans le futur contexte barcelonais, le quintuple champion du monde trouvera suffisamment de failles dans le bloc défensif tricolore pour mériter son succès. Ce n’est pas (encore ?) un grand Brésil, ce n’était pas un Brésil-France de légende, mais le talent individuel semble peu à peu amener un comportement d’équipe. Il y aura quand même beaucoup à apprendre d’une ambiance souvent bouillante et d’un stade que l’on rejoint en fendant les plus saisissants bidonvilles de Porto Alegre.
Ces deux mauvaises et ultimes notes de la saison ne doivent pas tout remettre en cause alors que la France s’est rachetée une conduite sur et en dehors du terrain après un an de mandat de Didier Deschamps. En septembre, avec Ribéry normalement et quelques autres qui peuvent changer le décor, elle devra reprendre le fil de ces éliminatoires du Mondial 2014, où une place de barragiste lui tend les bras. Ce serait franchement rageant de ne pas revenir ici.
REPONDEZ A LA QUESTION DU JOUR : LES BLEUS SE QUALIFIERONT-ILS POUR LE MONDIAL 2014 AU BRESIL ?