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Dominique Sévérac | Publié le 22.09.2013, 23h17 | Mise à jour : 23h30

Même en France, les grands matchs appartiennent aux grands joueurs. Le PSG et Monaco, par l'intermédiaire de Ibrahimovic et Falcao, les deux plus grosses stars du championnat de France, se sont rendu coup pour coup dimanche soir au Parc des Princes dans un match jusqu'au bout incertain et qui ne s'est jamais soustrait au spectacle malgré un deuxième acte moins riche en rebondissements.
De quoi vous réconcilier tous les jours avec la Ligue 1, dont on a vu hier au Parc les deux plus belles équipes.
Paris et Monaco se quittent sans vainqueur mais il y en aura un en mai prochain, entre ces deux-là, c'est sûr, pour le titre de champion. Chacun garde ses distances, Monaco ses deux points d'avance. Mais le mano a mano va désormais se poursuivre à distance, un peu comme entre Barcelone et le Real Madrid en Espagne. Malheur à celui qui perdra trop de points sur l'autre d'ici la prochaine confrontation.
Le scénario n'a cessé de tourner à chaque instant. Le premier tournant intervient dès la 5e minute avec l'ouverture du score rapide de Ibrahimovic, encore sur la rage de son penalty manqué en Grèce dans la semaine. Puis cinq minutes plus tard, Paris perd son capitaine, Thiago Silva sur blessure. Voilà une équipe qui avait commencé la saison avec la paire Thiago Silva - Alex et qui se retrouve pour un soir en compagnie d'un axe Marquinhos - Camara assez improbable et jamais testé dans aucune rencontre. Evidemment, ça change tout.
C'est un peu comme si au lieu de Ibra - Cavani, Paris s'avançait avec un duo d'attaque Lucas - Ménez. Tout de suite, l'adversaire a moins peur. Conséquence directe: Falcao égalise à la 20e minute.
Paris vainqueur aux points
La suite, toujours aussi passionnante mais moins romanesque, donnera un vainqueur aux points si ce choc avait relevé de la boxe. Et c'est Paris qui a le plus impressionné, répondant et dans le jeu et dans l'agressivité nécessaire à ce niveau-là, proche d'une partie de la Ligue des champions. Il est possible que les coéquipiers de Matuidi aient fourni dimanche soir face à Monaco plus d'efforts qu'à Athènes cinq jours plus tôt sur la scène européenne.
Mais malgré sa supérioté, le PSG est rentré aux vestiaires avec un mauvais score qu'il doit autant à la maladresse de Ibrahimovic, pas toujours en veine, qu'à l'exil douteux dont est victime Cavani sur son côté droit, équilibre d'équipe oblige. On comprend bien que c'est un choix pour le collectif mais on voit aussi parfaitement que ce poste contre-nature n'exploite pas au maximum les énormes qualités de l'Uruguayen.
Offensivement, le PSG, qui reste la plus belle formation de Ligue 1, se cherche toujours.