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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2012-11-12T18:36" itemprop="datePublished" pubdate=""> 12/11/2012 à 18:36 </time>
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Photo d'illustration. © Sipa
Après trois ans de négociation, il semble bien qu'aucun accord global sur les salaires et la classification des personnels techniques et administratifs (PTA) ne sera signé à France Télévisions. Rémy Pflimlin et Patrice Papet, son directeur général en charge des ressources humaines, sont pessimistes tandis que la date butoir du 14 novembre est désormais toute proche. La CGT, bien qu'ayant été active dans la négociation, a depuis longtemps arrêté la décision de ne pas signer. La CFDT, sur laquelle Papet pensait s'appuyer, est très incertaine.
"Ils sont à la veille d'un congrès. Ils n'assumeront pas de se mouiller pour un tel accord", pense-t-on dans l'entourage de Pflimlin. Selon d'autres sources internes, c'est le climat dans la maison qui interdit de penser que les syndicats signeront un texte. "La plupart des collaborateurs et une partie des cadres dirigeants attendent désormais que la tutelle désigne un nouveau P-DG, souffle un bon connaisseur de la boîte. Ça joue la montre dans tous les coins et France Télévisions se balkanise à outrance comme au bon vieux temps."
Les discussions sur le statut des PTA auraient dû aboutir le 8 octobre dernier. Cependant, la direction et les syndicats s'étaient mis d'accord pour décaler l'échéance au 14 novembre s'agissant des salaires. La direction avait alors attaché, dans une annexe, les principes qui seront unilatéralement appliqués aux PTA faute d'accord. Concernant la négociation sur le temps de travail et le paritarisme, la date butoir a été repoussée au 31 décembre 2012.
Les mesures unilatérales appliquées par la direction de France Télévisions prévoient, s'agissant des salaires, l'abandon du système des augmentations automatiques. La direction revient ainsi sur une pratique vieille de trente ans. L'opportunité des augmentations générales et/ou individuelles sera fonction de la lettre de cadrage de Bercy. Toutes les primes seront intégrées au salaire de base de manière à simplifier la lecture du bulletin de paie. Les primes exceptionnelles sont lissées par mois. "Certains vont gagner plus et personne ne va perdre un centime", assure la direction. L'harmonisation entre France 2 et France 3 sera facilitée par la mise en place de minima salariaux par fonction."
France Télévisions ne serait pas la seule entreprise de l'audiovisuel public à appliquer des mesures unilatérales. C'est le cas à Radio France depuis le 21 mars 2011, suite au droit d'opposition déposé par les syndicats CFDT, CGT et Sud à l'accord signé par le SNJ et FO.
En septembre 2011, Pflimlin était parvenu à un accord sur les journalistes. Trois syndicats, la CFDT, le SNJ et FO, avaient alors apposé leur signature à un texte entré en vigueur le 1er janvier 2012. Contrairement à Carolis qui s'appuyait sur la CGT, Pflimlin avait alors renversé l'alliance en isolant la centrale. L'accord règle le statut des journalistes des différentes chaînes et supprime les automatismes liés à l'ancienneté.