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François Baroin nie avoir incité PSA à repousser l'annonce du plan de restructuration

François Baroin nie avoir incité PSA à repousser l'annonce du plan de restructuration
Mis à jour le 14.07.12 à 20h37   lien

L'ex-ministre de l'Economie François Baroin (UMP) affirme dans un entretien au JDD qu'«il n'avait jamais été question d'un plan de cette ampleur» chez PSA lorsqu'il était au gouvernement, répondant aux accusations de la gauche contre l'ancienne majorité d'avoir poussé le constructeur à repousser l'annonce d'une restructuration.

«Nous avions eu connaissance de fuites par la CGT, qui anticipait les difficultés. J'avais reçu le PDG de PSA, Philippe Varin. Il n'avait jamais été question d'un plan de cette ampleur», déclare François Baroin dans le Journal du Dimanche, daté 15 juillet.

Erreurs stratégiques et mauvaise passe du marché

Lorsqu'il était ministre de l'Economie, François Baroin avait affirmé en novembre 2011 qu'il n'y aurait «pas de suppressions à PSA en France, dans les semaines, dans les mois, ni dans les années qui viennent». Le premier constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi un plan de 8.000 suppressions de postes et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014.

«Dans les entreprises où l'Etat est actionnaire, avec une prise directe, nous avions bloqué tous les licenciements et les dispositifs de départ», affirme François Baroin. «Mais PSA est une entreprise privée détenue par du capital privé. C'est une mauvaise facilité que de s'essuyer les pieds sur ses prédécesseurs et cela ne résiste pas à l'analyse (...) Maintenant, la gauche est au pouvoir, ils doivent gérer cette situation», ajoute-t-il.

Selon l'ancien ministre, «l'Etat n'est pas impuissant face à ce type de situation, il a des moyens d'agir sur le chômage partiel, la reconversion des salariés ou l'intervention d'entreprises publiques». «Notre combat face à PSA était de maintenir l'activité sur le site d'Aulnay. Les erreurs stratégiques du groupe, la mauvaise passe du marché automobile et la dépression économique l'ont conduit à prendre ces décisions», ajoute-t-il.

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