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François Hollande, le 24 janvier 2014 à Rome (Italie). FILIPPO MONTEFORTE / POOL / AFP
</aside>François Hollande «peut-il réparer la France?». C’est la question que pose, cette semaine en Une, le magazine Time. Les journalistes américains de ce prestigieux hebdomadaire ont rencontré le président français, à l’Elysée, le samedi 25 janvier dernier. Soit quelques heures seulement avant que François Hollande n’annonce officiellement la fin de sa relation avec Valérie Trierweiler.
Evidemment, Time l’a interrogé à ce propos. Evidemment, Hollande a contourné le sujet, comme le rapporte le magazine: «Il répugne à répondre aux questions sur sa vie privée, disant simplement que celle-ci représente "toujours, à quelques moments, un défi et que cela doit être respecté. Dans ma propre situation personnelle, je ne peux rien montrer." Et il tente de ne rien montrer, en répondant de manière impassible à la question, mais en suant à grande eau».
Le président français se montre plus loquace lorsque viennent les questions économiques. Et il se montre flatteur, expliquant que les Etats-Unis, ce pays qu’il a découvert à l’âge de 20 ans, représentent pour lui un modèle, qu’il souhaite d’ailleurs promouvoir auprès des Français. «J'ai été aux États-Unis régulièrement et ce qui m'impressionne le plus dans cette grande nation, c’est sa capacité à surmonter les difficultés et à renouer avec les sommets», avance-t-il notamment.
«Oui, nous pouvons plus rapidement»
S’il trouve ce pays inspirant pour la France, Hollande sait que les Français attendent avant tout de lui des résultats rapides. «Plus que "Oui, nous pouvons" ("yes, we can", slogan d’Obama lors de sa campagne, ndlr), ce devrait être "oui, nous pouvons plus rapidement" ("Yes, we can faster")», explique le président. Et de détailler à nouveau son programme: baisser les charges pour les entreprises, réduire les dépenses publiques… Mais pas l’influence de la France.
Time interroge longuement le président sur le rôle de la France à l’international, et notamment sur la Syrie. «Notre seul but est de renforcer l'opposition afin d’éviter d’avoir comme unique choix ce dilemme: Bachar al-Assad ou Al-Qaïda», avance Hollande, qui estime que l’Ouest a trop traîné dans sa gestion de la crise syrienne.
Pour les journalistes du Time, si «les États-Unis et le Royaume-Uni, traumatisés par leurs expériences en Irak et en Afghanistan, sont las de bataille, la France, ou au moins son président, l’est moins». Ce dossier paraît quelques jours avant la rencontre entre François Hollande et Barack Obama, programmée le 11 février.