Dernière modification : 18/11/2013
François Hollande devant la Knesset : "La paix
sera votre plus grande victoire"
Dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient, François Hollande s'est exprimé devant le Parlement israélien. Tout en rappelant l'amitié franco-israélienne, il a insisté sur la nécessité d'un "accord définitif de paix" entre Israël et Palestine.
Dans son discours d’une vingtaine de minutes prononcé devant le Parlement israélien ce lundi, François Hollande, en tournée au Proche-orient, a insisté sur les grands enjeux de la diplomatie internationale : la paix et la sécurité.
Applaudi à plusieurs reprises, le président français a d’abord rendu un hommage soutenu à ses hôtes, louant la démocratie, l’indépendance, l’innovation, ou encore l’esprit pionnier des Israéliens. "Si Israël existe, vous ne le devez qu’à vous-même. Je veux donc rendre hommage à tout le peuple juif", a déclaré solennellement François Hollande en incipit.
L’amitié franco-israélienne
Le président français a insisté sur l’amitié qui lie historiquement les deux pays : "La France a toujours été du côté d’Israël pour affirmer son droit à l’existence et 65 ans après, je viens exprimer ici, au nom de la France, l’amitié de la France pour Israël." Une amitié qui doit se concrétiser par un renforcement des partenariats économiques, commerciaux et culturels entre les deux nations que le président a appelé de ses vœux.
Revenant sur l’attaque de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012, qui a fait quatre morts dont trois enfants "tués parce qu’ils étaient juifs", François Hollande a rappelé que la France "combat de toute ses forces l’antisémitisme, où qu’il se déploie." Il a annoncé qu’il se rendrait mardi dans le cimetière israélien où les victimes de la tuerie sont enterrées, pour leur rendre hommage.
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En vidéo : François Hollande : "La France combat de toutes ses forces l'antisémitisme"
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"La colonisation doit cesser"
Sur la question de la paix au Proche-Orient, le président français a enfin plaidé pour "deux États pour deux peuples", qui partageraient Jérusalem pour capitale. "La position de la France est connue. C'est un règlement négocié pour que les États d'Israël et de Palestine, ayant tous deux Jérusalem pour capitale, puissent coexister en paix et en sécurité", a déclaré M. Hollande dans son discours.
Se défendant de se poser en donneur de leçon, il s’est néanmoins montré ferme sur la question des colonies : "la colonisation doit cesser car elle compromet la solution des deux Etats", a-t-il estimé, à l'intention du gouvernement israélien, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu l'a précédé à la tribune.
Il a également appelé le président palestinien Mahmoud Abbas, qui l'a reçu auparavant à Ramallah, en Cisjordanie, à consentir à des "efforts", et à faire preuve de "réalisme sur tous les sujets".
"La paix requiert du courage, plus que la guerre. Elle exige de la volonté, celle de vaincre ses propres blessures, ses deuils, ses peurs. Elle suppose de la confiance - le plus dur : dans l’autre, dans l’avenir, en soi- même, en ses alliés et ses amis (…) La paix ce sera votre plus grande victoire" a proclamé François Hollande.
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En vidéo : François Hollande : "Deux États pour deux peuples"
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