Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

François Hollande est défié par sa gauche

Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-02-12T07:55" itemprop="datePublished" pubdate=""> 12/02/2013 à 07:55</time> - Modifié le <time datetime="2013-02-12T11:30" itemprop="dateModified"> 12/02/2013 à 11:30   </time>
lien

Dans "Politique première" sur BFM TV, Anna Cabana, grand reporter au "Point", évoque les manifestations des syndicats automobiles et d'enseignants.

François Hollande, le 14 novembre 2012, à Paris.

François Hollande, le 14 novembre 2012, à Paris. © Marlene Awaad / IP3 Press / Maxppp


 

Ce matin, les ouvriers de Goodyear doivent manifester devant le siège de la société, à Rueil-Malmaison, ainsi que les salariés des autres entreprises touchées par les plans sociaux, comme PSA, ArcelorMittal ou Sanofi. Les enseignants aussi seront dans la rue pour protester contre la réforme des rythmes scolaires. Bref, François Hollande est défié par sa gauche.

Ce n'est pas pour rien que le chef de l'État a, hier, tenté de donner des gages à sa gauche en confirmant son intention de légiférer sur les entreprises rentables, ainsi que, souvenez-vous, il s'y était engagé devant les ouvriers de Florange pendant la campagne présidentielle. Voici ce qu'il a déclaré hier, à Pierrefitte-sur-Seine, en marge de l'inauguration d'un nouveau bâtiment des Archives nationales : "Il y a un engagement qui a été pris sur les sites rentables" et "il trouvera sa place dans le calendrier parlementaire". L'Élysée précise que cette loi fixera à l'entreprise qui ferme un site l'obligation de chercher un repreneur susceptible de permettre le maintien du site de production. Le texte devrait être examiné par le Parlement avant l'été. Si Hollande a parlé de ça hier, c'est pour déminer. Il sait qu'il y a des bombes à désamorcer.

Des bombes à désamorcer ? Que voulez-vous dire ?

Les ouvriers qui vont manifester ce matin dénoncent les "licenciements boursiers", or la loi sur les sites rentables dont parle Hollande ne concernera pas les "licenciements boursiers". Les conseillers du président assurent que "cette notion se retrouve assez rarement dans la réalité". C'est un revirement, car l'interdiction des licenciements boursiers est le 35e engagement présidentiel. Regardez, ça, c'est le fascicule contenant la plateforme programmatique de Hollande. Voici ce qui est écrit : "Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes et nous donnerons aux ouvriers qui en sont victimes la possibilité de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l'intérêt de l'entreprise." Eh bien, il n'est plus question de cela désormais. Heureusement que Laurence Parisot, la patronne du Medef, a fait savoir qu'elle s'opposait à toute loi sur les sites rentables. Hollande a plus que jamais besoin d'avoir le patronat contre lui, pour redorer son image sociale.

Elle est vraiment abîmée, son image sociale ?

Elle a pris un sacré coup. Le patron du Parti communiste, Pierre Laurent, a sommé Hollande de mettre fin aux "dérives socio-libérales du gouvernement" ; le futur leader de la CGT, Thierry Lepaon, a, lui, reproché au président socialiste de s'inscrire "dans la suite de Sarkozy". Verdict : Hollande a mal à sa gauche. Ça se voit très bien dans les sondages. Dans le baromètre Ipsos-Le Point , on constate que, derrière une apparente stabilité - 59 % d'opinions défavorables pour Hollande, soit un point de plus que le mois dernier -, la cote de popularité du président fluctue fortement selon les catégories sociales. Hollande perd 10 points en un mois auprès des classes populaires, les foyers qui gagnent moins de 2 000 euros mensuels ; il progresse de 12 points chez les cadres. Alors bien sûr, comme l'a affirmé dimanche Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale, la France n'est pas "à feu et à sang", mais des ouvriers qui se sentent trahis et des enseignants qui manifestent pour la cinquième fois contre celui pour qui ils ont voté neuf mois plus tôt, c'est on ne peut plus "préoccupant". "Préoccupant", c'est le mot d'un conseiller de l'Élysée.

Chaque matin, à 6 h 50 et à 7 h 50, Anna Cabana, grand reporter au Point, décrypte sur BFM TV les coulisses de la politique.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article