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Tirant les leçons de la crise grecque, le chef de l'Etat écrit : «Mais nous ne pouvons en rester là. J'ai proposé de reprendre l'idée de Jacques Delors du gouvernement de la zone euro et d'y ajouter un budget spécifique ainsi qu'un Parlement pour en assurer le contrôle démocratique», ajoute le chef de l'Etat.
«Partager une monnaie, c'est bien plus que vouloir une convergence. C'est un choix que 19 pays ont fait parce que c'était leur intérêt. Nul gouvernement d'ailleurs depuis quinze ans n'a pris la responsabilité d'en sortir», poursuit François Hollande. «Ce choix appelle une organisation renforcée et avec les pays qui en décideront, une avant-garde. La France y est prête parce que, comme Jacques Delors nous l'a montré, elle se grandit toujours quand elle est à l'initiative de l'Europe», estime-t-il.
Dans son discours du 14 juillet, François Hollande avait effectivement annoncé qu’il voulait aller «plus loin sur le gouvernement économique». «La France va établir un document pour dire : Voilà ce que nous pouvons faire. Il faudra ensuite aller plus loin, pour avoir un budget de la zone euro», avait-il expliqué. Il avait également estimé que l’objectif était de «pouvoir se faire entendre» et «ne pas être regardé par le reste de la planète comme une zone où il y a des difficultés.» Il avait également appelé à plus de «convergence fiscale et sociale».