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L'ancien sergent Nicolas Vizioz, auteur des tirs accidentels qui avaient blessé 16 personnes lors d'une démonstration du 3e RPIMa de Carcassonne le 29 juin 2008, a été condamné ce lundi à deux ans de prison avec sursis.
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Tirant par accident avec un chargeur mélangeant balles réelles et balles à blanc, le militaire avait blessé seize personnes dans le public.
afp.com/Eric Cabanis
</figcaption> </figure> </header>Nicolas Vizioz, auteur des tirs qui avaient blessé 16 personnes lors d'une démonstration du 3e RPIMa de Carcassonne (Aude) le 29 juin 2008, a été condamné ce lundi à deux ans de prison avec sursis, a-t-on appris auprès de l'un de ses avocats.
L'ex-soldat de 33 ans, du Groupe commando parachutisme (GCP) du 3e RPIMa de Carcassonne mais depuis révoqué par l'armée, avait ouvert le feu le 29 juin 2008 sur le public, avec une arme chargée à la fois de balles réelles et de balles à blanc. Au total, 16 personnes avaient été blessées.
Le 11 avril, le procureur du tribunal correctionnel de Montpellier, devant qui avaient comparu pendant une semaine l'ancien sergent, ainsi que cinq officiers ou ex-officiers, pour cet accident survenu lors des journées portes ouvertes du 3e Régiment parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa), avait requis à son encontre deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis.
Pour les autres prévenus, le tribunal a également été plus clément que les réquisitions du ministère public. Ainsi, l'ex-lieutenant Christophe Allardet l'ex-capitaine Hugues Bonningues ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. L'ancien lieutenant-colonel Lionel Peyre, l'ex-colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux et le lieutenant-colonel Jean-Baptiste Pothier ont quant à eux été relaxés.
Depuis l'accident, Nicolas Vizioz a été révoqué de l'armée sans droit à pension. L'enquête a révélé l'utilisation par inadvertance de balles réelles, conservées après un précédent exercice. Une pratique, bien qu'interdite par le règlement, jugée "habituelle" par des soldats entendus par la justice. Lors de la première journée d'audience, l'ancien des forces spéciales avait confessé son erreur: "Tout découle de ma faute", avait-il assuré.
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