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Le drame a eu lieu à Bessèges, dans le Gard.
Ouest France
Une dispute sur de la crème solaire est à l’origine de la mort d’un bébé de 8 mois, tué mardi après-midi à Bessèges (Gard) par son père qui lui a fracassé la tête à deux reprises sur le sol et était toujours recherché mercredi, a indiqué le procureur de la République Robert Gelli.
L’homme, âgé de 22 ans, a pris la fuite en forêt à pied, torse nu, simplement vêtu d’un short et de sandales. Il a été vu pour la dernière fois mercredi vers 10 h près de Florac (Lozère).
Il est activement recherché par quelque 60 gendarmes appuyés par un hélicoptère.
La crème solaire, sujet de discorde ?
Selon les déclarations de la mère du bébé encore sous le choc, son compagnon, dont elle était séparée depuis le mois de mai, a projeté à deux reprises le bébé au sol. Le drame est survenu mardi, vers 16 h 30, alors qu’elle venait de demander au jeune homme de mettre de la crème solaire à leur enfant.
Celui-ci, adepte de la nature, végétalien, a refusé, selon le procureur Robert Gelli. Le meurtrier présumé n’a pas le permis de conduire, il ne possède ni téléphone portable ni carte bancaire ni matériel informatique.
Dissensions entre les jeunes parents
Selon le procureur, des dissensions avaient surgi dès le repas entre le père et la mère. La jeune femme avait accepté de venir chez le père de son ex-compagnon, afin que celui-ci puisse voir le bébé, qu’il n’avait pas vu depuis mai.
Elle était arrivée vers midi pour déjeuner et avait l’intention de rester plusieurs jours, a précisé Robert Gelli.
A Bessèges, dans le Gard, après qu'un homme a tué son bébé, selon son ex-compagne. © Max PPP
Soupçonné d'avoir tué son bébé en le jetant au sol, le jeune papa de 21 ans s'est rendu samedi.
Après quatre jours de cavale, le père soupçonné d'infanticide s'est rendu de lui-même aux gendarmes de Bessèges, dans le Gard. Le jeune père de famille soupçonné d'avoir tué son bébé en le jetant au sol était en fuite depuis mardi.
Selon le procureur, le père du jeune homme de 21 ans a contacté les gendarmes vendredi soir pour les avertir que son fils souhaitait se rendre et expliquer ce qui s'était passé. Un rendez-vous a alors été fixé pour samedi à 8h30 à la gendarmerie de Bessèges. Ce rendez-vous a été honoré.
Le jeune homme a immédiatement été placé en garde à vue, selon le procureur de Nîmes, Robert Gelli. Une information judiciaire pour "homicide volontaire" devrait être ouverte au moment où le suspect sera présenté au juge d'instruction.
Tout commence lors d'une promenade en forêt, mardi, près de Bessèges, dans le Gard. D'après la mère du nourrisson, le père, dont elle était séparée depuis le mois de mai, se serait mis en colère parce qu'elle voulait mettre de la crème solaire à l'enfant.
Il lui aurait alors pris le bébé des bras, puis l'aurait jeté à terre à deux reprises. Les constatations médico-légales ont confirmé que le bébé avait bien été victime de deux chocs à la tête, selon une source judiciaire.
La jeune femme était arrivée dans le Gard le matin même, afin que son ex-compagnon puisse être auprès de son fils qu'il n'avait pas vu depuis la séparation du couple. Mais, dès le repas de midi, les dissensions entre les jeunes gens étaient réapparues.
Végétalien, ne possédant ni téléphone portable ni carte bancaire ni matériel informatique, le jeune père fugitif était décrit comme un proche de la philosophie de la décroissance. Il prônait une limitation du développement économique pour préserver l'environnement.
Pour le procureur de la République de Nîmes, le drame est intervenu dans un contexte marqué par un profond désaccord des parents sur le mode de vie et l'éducation du bébé, antagonisme déjà à l'origine de la séparation du couple qui s'était formé sur les bancs de l'université de Tolbiac, à Paris.