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Gaza : les négociations entre Israéliens et Palestiniens se poursuivent

 
Gaza : les négociations entre Israéliens et Palestiniens
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se poursuivent

Le Point.fr - Publié le <time datetime="2014-08-17T16:17" itemprop="datePublished" pubdate="">17/08/2014 à 16:17</time> - Modifié le <time datetime="2014-08-17T20:57" itemprop="dateModified">17/08/2014 à 20:57   </time>lien

Les pourparlers très indécis sur le maintien d'une trêve précaire

à Gaza ont repris au Caire. Les deux parties se montrent fermes

sur leurs exigences.

<figure itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject">Un Palestinien à Gaza, photo d'illustration.<figcaption>Un Palestinien à Gaza, photo d'illustration. © Roberto Schmidt / AFP</figcaption></figure>
 
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Sur le même sujet

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Des discussions très indécises sur le maintien d'un cessez-le-feu précaire observé dans la bande de

Gaza ont repris dimanche au Caire entre Israéliens et Palestiniens, les deux parties se montrant fermes

sur leurs exigences. "Nous n'accepterons d'accord sur un cessez-le-feu que s'il y a une réponse concrète

à nos besoins sécuritaires", a déclaré Benyamin Netanyahou à l'ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement. "Pour obtenir la sécurité, il faut avant toute chose lever le blocus", lui a répondu Sami Abou Zourhi, porte-parole du Hamas.

Les discussions ont repris dimanche au Caire après trois jours d'interruption, mais sans certains

représentants du Hamas et du Jihad islamique venant de Gaza et qui devraient arriver dans la capitale égyptienne dans la soirée, selon un porte-parole du groupe islamiste qui contrôle l'enclave, Sami Abou

Zouhri.

La plus grande incertitude règne sur la faculté des délégués palestiniens, dont des responsables du

Hamas qui contrôle la bande de Gaza, et israéliens à trouver un accord, surtout sur les questions de la

levée du blocus israélien ou la démilitarisation de la bande de Gaza, alors qu'un cessez-le-feu instauré

le 11 août et reconduit jeudi pour cinq jours expire lundi à minuit (21 heures GMT).

"Un duty-free pour roquettes"

Israël aurait ainsi décidé samedi soir de formellement rejeter une proposition de cessez-le-feu

permanent telle qu'elle lui était soumise par l'Égypte, rapportait Maariv, l'un des principaux quotidiens

israéliens, en citant des sources gouvernementales.

Alors que d'intenses consultations internes étaient en cours de part et d'autre, des responsables du

Hamas ont exprimé leur intransigeance. "Celui (les combattants palestiniens) qui a vaincu aux

frontières de Gaza (...) n'acceptera aucune des conditions de l'occupant", écrit sur sa page Facebook

Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas.

Du côté israélien, le ministre du renseignement Youval Steinitz a jugé irréalistes les exigences du

Hamas à ce stade des négociations. "Nous ne pouvons pas commencer à discuter d'un port ou

d'un aéroport à Gaza, ce qui reviendrait à ouvrir un duty-free pour roquettes sans résoudre la

question de la démilitarisation", a déclaré Youval Steinitz également membre du cabinet de sécurité. 

Cessez-le-feu unilatéral ?

Un échec des négociations ne signifierait pas nécessairement une reprise immédiate des hostilités

qui ont fait depuis le 8 juillet au moins 1 980 morts du côté palestinien, majoritairement des civils,

et 67 morts du côté israélien, dont trois civils.

Un cessez-le-feu unilatéral "serait une bonne solution si nous voyons que, sur le plan sécuritaire,

l'accord proposé n'est pas satisfaisant, qu'il menace directement notre sécurité", a dit le ministre

Gilad Erdan, membre du cabinet de Sécurité, à la radio publique.

<hl2></hl2>Le Hamas attendu au tournant

<hl2></hl2>Le Hamas, lui, se targue d'avoir résisté militairement à la plus puissante armée de la région. Il est

cependant attendu au tournant politique de la reconstruction. Le président de l'Autorité palestinienne

Mahmoud Abbas a annoncé samedi qu'une conférence internationale des donateurs pour l'État

palestinien se réunirait début septembre en Égypte pour envisager un "plan de reconstruction"

à Gaza. Au quartier général des renseignements au Caire, les Égyptiens font donc la navette

entre les délégations israélienne et palestinienne, qui outre le Hamas comprend également le

Jihad islamique et le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Selon un document auquel l'AFP a eu accès, les Égyptiens proposent un cessez-le-feu permanent

et invitent à de nouveaux pourparlers dans un mois. À l'ordre du jour seraient inscrites alors des

questions épineuses comme l'ouverture d'un port et d'un aéroport à laquelle les Israéliens sont

opposés, ou la restitution des corps de deux soldats israéliens morts en échange de la libération

de détenus palestiniens. La levée du blocus est une exigence palestinienne primordiale. Le document

égyptien reste vague sur le sujet, ne parlant que de l'ouverture de points de passage fermés.

De son côté, Israël exige la démilitarisation de Gaza, dont ne veulent pas entendre parler les

Palestiniens.

Les différentes informations filtrant du Caire font état de discussions sur : la réouverture du point

de passage de Rafah avec l'Égypte, le rôle dévolu à l'Autorité palestinienne aux frontières, une

extension des zones de pêche des Gazaouis, une réduction de la zone tampon à la frontière

avec Israël, les modalités de transfert d'argent.

"Désaccords immenses"

Le ministre israélien des Sciences Yaakov Peri se montrait lui bien moins confiant quant à

une issue rapide. "Les différences d'opinions et désaccords sont immenses et la chance

(de parvenir à un accord) n'est pas grande", a dit M. Peri, qui a dirigé le Shin Beth et participe

aux réunions du cabinet de sécurité en tant qu'observateur, à la radio militaire.

L'absence d'accord laisserait les deux camps faire le décompte de leurs gains et de leurs

pertes. Israël revendique d'avoir considérablement réduit les capacités de nuisance du Hamas.

Mais il est critiqué à l'extérieur à cause du bilan humain causé, et pourrait l'être plus vivement

à l'intérieur parce qu'il n'en aurait pas fini avec le Hamas. Le Hamas, lui, se targue d'avoir résisté

militairement à la plus puissante armée de la région. Il est cependant attendu au tournant

politique de la reconstruction.

La patronne des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, a en effet estimé que la

réparation des dégâts devraient prendre "des mois" dans la bande de Gaza. Les différentes

informations filtrant du Caire font état de discussions sur: la réouverture du point de passage

de Rafah avec l'Egypte; le rôle dévolu à l'Autorité palestinienne aux frontières; une extension des

zones de pêche des Gazaouis; une réduction de la zone tampon à la frontière avec Israël et sur

les modalités de transferts d'argent.

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