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Gens du voyage : un député PS veut "prendre de l'argent" aux villes refusant l'accueil

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Gens du voyage : un député PS veut "prendre de l'argent"
aux villes refusant l'accueil

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-07-16T14:51:51+02:00" itemprop="datePublished">16.07.2013 à 14h51</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-07-16T16:44:41+02:00" itemprop="dateModified">16.07.2013 à 16h44</time>

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<figure class="illustration_haut"> Un groupe de 150 caravanes est installé sans autorisation sur la pelouse d'un terrain de football proche du centre-ville de Guérande, le 10 juillet. </figure>

A la veille d'un colloque des députés socialistes sur les gens du voyage, le député PS Dominique Raimbourg, rapporteur d'une proposition de loi sur la situation des gens du voyage, a indiqué mardi 16 juillet que son texte visait à imposer des contraintes financières aux communes refusant d'aménager des aires d'accueil. Ce texte vise à abroger la loi du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe.

Lire : "Petit lexique des Tsiganes, Roms, gens du voyage"

"Ce que je propose, c'est qu'il y ait un mécanisme coercitif, un peu sur le modèle de la loi sur la construction des HLM, qui vise à ce qu'on puisse prendre de l'argent à la commune qui refuse absolument" les aires d'accueil, a expliqué sur Europe 1 cet élu de Loire-Atlantique.

De même, rappelant que les aires de grand passage "doivent être prévues dans le schéma départemental", le député a estimé que, pour qu'il y en ait "au minimum une" par département, il fallait trouver "un mécanisme coercitif qui soit un peu plus fort" que la législation actuelle.

Lire (édition abonnés) : "Crispations autour de l'accueil des gens du voyage"

REPOUSSER TOUTE "INTERVENTION MUSCLÉE"

En cas d'occupation illicite d'un terrain, dès lors que la commune a rempli ses obligations et qu'il existe une aire de stationnement régulier dans un périmètre de 20 km à la ronde, M. Raimbourg propose "qu'on étende cette procédure d'évacuation plus rapide pour des gens qui n'ont pas respecté la loi".

Concrètement, a-t-il précisé, "au bout de 24 heures, le préfet peut prendre aussitôt un arrêté d'expulsion". Toutefois, "avant l'intervention musclée, il y a la possibilité de dresser des procès-verbaux, de prendre le numéro des caravanes", a-t-il dit, assurant qu'"il y a bien des moyens de pression avant que les hélicoptères et les préfets arrivent".

La loi Besson de 1990, améliorée en 2000, a imposé aux communes de plus de 5 000 habitants de mettre à la disposition des gens du voyage des terrains aménagés pour installer des caravanes. Régulièrement, ils organisent des actions ou occupations de terrain pour dénoncer certaines communes qu'ils accusent de ne pas jouer le jeu. Fin 2010, seulement 52 % des places en aires d'accueil et 29 % des aires de passage prévues avaient été créées.

Lire aussi l'entretien avec Christophe Robert, sociologue, délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre :  "La loi faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone"

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