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C'est l'épilogue d'un long feuilleton. La Federal Trade Commission a annoncé hier soir un accord avec Google concernant l'enquête qu'elle menait depuis vingt mois sur d'éventuels abus de position dominante de la part du moteur de recherche. La FTC avait engagé une procédure après la plainte de plusieurs concurrents (Microsoft, Yelp, Expedia), qui accusaient le moteur de recherche de mettre en avant ses propres services, au détriment des leurs. Sur ce point, la FTC a certes reconnu que Google avait « sans doute développé des actions agressives pour prendre l'avantage sur ses concurrents » mais celles-ci ne « sont pas de nature à violer la loi ». « La mission de la FTC est de protéger la concurrence, pas des intérêts particuliers », a rappelé l'autorité. Google, de son côté, s'est félicité de la fermeture de l'enquête. Pour David Drummond, vice-président de Google, « la conclusion est claire : les services de Google sont bons pour les consommateurs et bons pour la concurrence. »
Le moteur de recherche a donné des garanties sur l'utilisation de brevets dans le domaine du mobile et s'est engagé à assurer la portabilité des données vers d'autres plates-formes, comme Bing, pour les annonceurs.
Avant même son officialisation, cet accord a suscité la réaction de certains des concurrents de Google. L'association FairSearch, financée en partie par Microsoft, a immédiatement réagi sur son blog, appelant la FTC à attendre les informations complémentaires demandées à Google par la Commission européenne dans le même type d'enquête qu'elle mène de son côté. Bruxelles les attend avant la fin du mois. « Si la FTC ne prend pas de mesure pour mettre fin aux pratiques anticoncurrentielles de Google et refuse de considérer au moins les solutions que Google doit proposer à l'Union européenne ce mois-ci, alors elle aura échoué dans sa mission de protection des consommateurs américains », affirme FairSearch.
Microsoft, de son côté, renouvelle ses accusations. Dans un autre billet posté sur l'un des blogs de la société, son vice-président, Dave Heiner, affirme que Google propose volontairement une version incomplète de son application YouTube pour les détenteurs d'un Windows Phone, les incitant à utiliser un téléphone Android.