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Costas Mitropoulos, chargé du programme de privatisations entrepris par Athènes, a dit vendredi avoir été contraint à la démission en raison de blocages provoqués par le nouveau gouvernement au risque de discréditer la Grèce, qui cherche justement à regagner la confiance de ses partenaires. Ce départ menace de retarder davantage encore le programme de privatisation et soulève des questions gênantes pour le nouveau gouvernement quelques jours à peine avant l'arrivée dans la capitale grecque d'inspecteurs de la "troïka" (Union européenne, Fonds Monétaire international et Banque centrale européenne). Le programme a déjà pris plusieurs mois de retard. Costas Mitropoulos avait déclaré le 11 juillet que seules deux cessions pourraient être réalisées cette années, celles de la loterie et d'un immeuble situé à Athènes.
L'Etat grec restera ainsi loin de l'objectif de trois milliards d'euros de recettes qu'il s'était fixé pour cette année avec notamment la cession de ses parts dans la société de paris sportifs OPAP et dans le pétrolier Hellenic Petroleum, troisième et quatrième sociétés cotées en Grèce en termes de capitalisation boursière. "Le gouvernement nouvellement élu n'apporte pas à l'agence le soutien dont elle a besoin", a écrit Costas Mitropoulos, en poste depuis août 2011, dans sa lettre de démission. "Au contraire, de manière indirecte mais systématique, il a sapé l'autorité et la crédibilité de l'agence auprès d'investisseurs potentiels." Un responsable du gouvernement a rejeté ces accusations. La vente d'actifs est l'une des conditions fixées à la Grèce dans le cadre des plans d'aide qui lui ont été octroyés par ses partenaires européens, la BCE et le FMI.