Jean-Michel Gentil a décidé de poursuivre en justice Henri Guaino pour "outrage à magistrat" selon l'avocat du juge d'instruction bordelais, rapporte Europe 1 lundi 25 mars.
Le député des Yvelines devrait recevoir par huissier cette citation directe à comparaître dans les prochains jours. La date
du jugement n'a pas été fixée. La peine maximale pour ce délit est de six mois de prison et 7.500 euros d‘amende.
Interrogé sur LCI, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a déclaré : "j'ai le droit de critiquer, le jugement que je porte est un jugement moral". "Que le juge Gentil m'insulte s'il veut".
Henri Guaino dénonce "le gouvernement des juges" et précise que "le juge Gentil a déshonoré la République et déshonoré les institutions". "Ce qui se passe est extrêmement grave, ce n'est pas une décision comme une autre, d'abord par la qualification", explique-t-il. "J'ai le droit de critiquer, le jugement que je porte est un jugement moral !", a-t-il lancé. Il a conclu en dénonçant une forme de "dictature".
Henri Guaino avait déclaré vendredi que le juge Jean-Michel Gentil avait "déshonoré la justice" en mettant en examen l'ex-chef de l'Etat pour abus de faiblesse. "Je conteste la façon dont il fait son travail (...), je la trouve indigne, je trouve qu'il
a déshonoré un homme, les institutions, la justice". Il a également déclaré que la qualification d'abus de faiblesse était "grotesque, insupportable".
"Cette décision est irresponsable, elle n'a pas tenu compte des conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'image du pays, de
la République, de nos institutions", a-t-il précisé avant de demander au juge "de venir expliquer aux Français pourquoi (...)
il a pris une décision aussi lourde de conséquences".
