Coup de blues? Coup de communication? "Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu", a déclaré François Hollande lors d'un déjeuner avec des salariés de Michelin à Clermont-Ferrand.
Au plus bas dans les sondages, le président de la République lie une nouvelle fois son avenir à la courbe du chômage. Un pari qui ne lui a pas réussi jusqu'à présent: sa promesse d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013 n'a en effet pas été tenue.
François Hollande a rappelé que l'emploi était sa "priorité" et tout particulièrement l'emploi des jeunes. "On va y mettre toute notre énergie parce qu'il n'y a pas d'autre enjeu", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy avait lui aussi, en son temps, joué d'effets d'annonce sur le niveau du chômage en France. "Je veux m'engager, par exemple, sur le plein emploi: 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat", affirmait-il en janvier 2007, comme le rappelle un article de Slate.
"Si on s'engage sur 5% de chômeurs et qu'à l'arrivée il y en a 10, c'est qu'il y a un problème", ajoutait celui qui n'était à l'époque que candidat à la présidentielle. Cette promesse, Nicolas Sarkozy ne l'a pas tenue: entre son engagement et la fin de son premier quinquennat, la crise est passée.
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