Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-10-19T10:00:22+02:00" itemprop="datePublished">19.10.2013 à 10h00</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-10-19T13:53:25+02:00" itemprop="dateModified">19.10.2013 à 13h53</time>
<figure class="illustration_haut">

"Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille, a aussitôt réagi la jeune fille, qui se trouve au Kosovo depuis le 9 octobre. Je ne suis pas la seule à devoir aller à l'école, il y a aussi mes frères et mes sœurs", a déclaré Leonarda, 15 ans, qui est née en Italie. Sur ses cinq frères et sœurs, quatre sont nés en Italie et la petite dernière, âgée de 17 mois, en France.
LES ARRESTATIONS DANS LE CADRE SCOLAIRE INTERDITES
L'enquête administrative, ouverte mercredi et remise samedi matin à Manuel Valls, conclut que la reconduite au Kosovo de la famille Dibrani était conforme au droit mais que les forces de l'ordre n'avaient "pas fait preuve du discernement nécessaire" quant au contexte de l'arrestation de la collégienne, sur temps scolaire.
"Il n'y a pas eu de faute, la loi a été respectée, mais il y a eu un manque de discernement", a répété François Hollande lors de son allocution. Le président reconnaît toutefois que "cette expulsion a suscité une légitime émotion, notamment au sein de la jeunesse". Rappelant les "valeurs fondamentales de la République" – le respect de la loi et le respect de l'école –, M. Hollande a annoncé par ailleurs qu'une "instruction" prohibant toute interpellation d'enfants dans le "temps scolaire – aussi bien à l'école, dans le cadre de sorties, ou dans les centres de loisirs" –, serait adressée aux préfets .
Lire nos explications (édition abonnés) : "Comment l'Elysée veut clore l'affaire Leonarda"
MANIFESTATIONS LYCÉENNES
Manuel Valls a été vivement critiqué, notamment à gauche, pour les conditions d'interpellation de l'adolescente âgée de 15 ans, expulsée le 9 octobre vers le Kosovo avec sa famille après avoir été prise en charge par la police en pleine sortie scolaire. Sans attendre les résultats de l'enquête qui venait d'être lancée, Manuel Valls avait assuré dès mercredi que l'expulsion s'était déroulée "dans le respect du droit".
Lire l'analyse : "La question de l'immigration trouble les consciences au PS"
Des milliers de lycéens ont manifesté jeudi et vendredi pour réclamer le retour de la collégienne ainsi que de Khatchik Kachatryan, un élève arménien de 19 ans expulsé il y a une semaine, voire la démission du ministre. Le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est joint vendredi à la manifestation à Paris, a "exigé" le départ de Manuel Valls.