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Le Monde.fr | <time datetime="2013-11-28T10:58:58+01:00" itemprop="datePublished">28.11.2013 à 10h58</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-11-28T11:50:20+01:00" itemprop="dateModified">28.11.2013 à 11h50</time>
Lire : Hollande n'a pas tenu sa promesse d'inverser la courbe du chômage
Des propos nuancés une heure après son discours par l'Elysée. "Rien n'évolue par rapport à ce qu'il avait dit. Ses propos ont consisté à évoquer le fait qu'après l'inversion il faudrait plusieurs mois pour confirmer le mouvement de baisse. Cela prendra du temps. A aucun moment, il n'a remis en question la date évoquée à plusieurs reprises", explique un porte-parole de l'Elysée.
Ces déclarations contradictoires interviennent quelques heures avant la publication des chiffres du chômage pour octobre. En septembre, les statistiques avaient été particulièrement mauvaises avec plus de 60000 demandeurs d'emplois supplémentaires. Cette hausse était due en partie au bug SFR du mois d'août qui avait conduit à une baisse artificielle du chômage.
Depuis l'élection de François Hollande, en mai 2012, la France métropolitaine compte 368 000 demandeurs d'emploi de plus. Près de 3,3 millions de personnes sans aucune activité au cours du mois sont inscrites à Pôle emploi. Et 4,8 millions, en comptant celles qui ont eu une activité réduite.
La droite a vivement réagi au discours du chef de l'Etat. "Nous y sommes, François Hollande obligé d'avouer que la courbe du chômage ne va pas s'inverser !", a réagi sur Twitter Nadine Morano, ancienne ministre UMP. "Hollande ne donne plus de date pour l'inversion de la courbe du chômage. Les Français connaissent une date : mai2017, son départ", a commenté Christian Estrosi, député UMP des Alpes-Maritimes. "L'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année, engagement de Hollande, est et restera une chimère", a expliqué Patrick Ollier, député UMP des Hauts-de-Seine.