Une « leçon de vie »
Le chef de l'Etat, venu avec sa compagne Valérie Trierweiler, prononce quant à lui l'éloge funèbre de l'ancien diplomate et écrivain, auteur du manifeste «Indignez-vous», vendu depuis 2010 à quelque 4 millions d'exemplaires dans le monde. Ce dernier a même inspiré plusieurs mouvements de protestation, notamment en France, en Espagne et en Grèce.
«Stéphane Hessel fut une conscience, un grand Français, un juste», assure le chef de l'Etat. Selon lui, «il a contribué au rayonnement de la France». La liberté, «c'était sa passion, son idéal [...] Il ne cessa jamais de l'exercer, d'abord par son action, puis par sa plume». Une «leçon de vie» pour François Hollande qui ne disparaitra pas avec son auteur. Bien que le Président ait tenu à préciser son «incompréhension» envers les propos du résistant au sujet de la cause palestinienne. Il était en effet régulièrement attaqué, par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) notamment, pour sa critique d'Israël.
Carole Bouquet a également pris la parole: «Je suis venue lui lire de la poésie, il aimait la poésie», avait-elle précisé peu avant alors que l'actrice lise à la tribune «La Jolie Rousse» d'Apollinaire. Très ému, Jean-Louis Crémieux-Brilhac est le premier à avoir rendu hommage à son ami. Cet ancien résistant a notamment évoqué leurs passés communs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Premier ministre belge Elio di Rupo, les anciens Premiers ministres socialistes Lionel Jospin et Michel Rocard, ou encore Jean-Louis Crémieux-Brilhac, 96 ans, ancien responsable de la diffusion clandestine vers la France au commissariat national de l'Intérieur à Londres, étaient également venus rendre hommage à Stéphane Hessel avant qu'il soit inhumé en fin de matinée au cimetière Montparnasse.


