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LUDOVIC POOL/SIPA
La lettre de félicitations de François Hollande adressée à Barack Obama a suscité les commentaires ironiques sur les réseaux sociaux mercredi 7 novembre en raison d’une faute de traduction.
Dans ce courrier publié sur le compte Twitter de l'Elysée dans la matinée de mercredi, le président de la République a en effet écrit à la main «friendly» en guise de formule de politesse à côté de sa signature au bas de la lettre. Or, cet usage du mot «friendly» n’est pas correct en anglais et reviendrait à écrire en français : «sympathique, François Hollande».
Afin de faire la lumière sur cette faute, Le Lab d'Europe 1 a été jusqu’à contacter le département chargé de l'édition du dictionnaire d'Oxford, qui leur a confirmé que le mot ne peut plus être utilisé de cette manière en anglais ; «friendly» ne s’emploie de nos jours plus que comme adjectif dans la langue de Shakespeare. En voulant personnaliser son message rédigé par ailleurs en français, François Hollande a donc fait une faute qui lui a valu les sarcasmes des internautes.
Les présidents de la République français ont souvent fait l’objet de moqueries en raison de leur connaissance approximative de l’anglais. On se souvient par exemple des maladresses en anglais de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à l’Elysée, comme ce «sorry for the time» au lieu de «sorry for the weather» adressé à Hillary Clinton pour s’excuser de la pluie à son arrivée en France. Nicolas Sarkozy, qui, aux dernières nouvelles, prendrait des cours intensifs pour améliorer sa maîtrise de l’anglais dans le but de pouvoir participer à des conférences internationales.