Si l'esprit républicain l'emporte, il est vrai également que, vu la taille d'un Falcon d'une quinzaine de places, il semblait difficile de faire cohabiter l'ancien et l'actuel président,10 heures durant. Et les modalités de ce voyage, le premier qu'effectuent ensemble à l'étranger l'ex-président et l'actuel, ont été discutées et arrêtées de concert, dimanche, entre par les équipes des deux hommes.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'un président français et son prédecesseur font ainsi vol séparé pour assister à une cérémonie officielle. En 2009, l'ancien chef de l'Etat Jacques Chirac et le même Nicolas Sarkozy avaient effectué le voyage dans deux avions différents pour se rendre aux obsèques du président gabonais Omar Bongo. En Afrique du Sud, Hollande et Sarkozy feront de même mais se retrouveront à l'arrivée dans la même délégation.
L'entourage de François Hollande indique qu'il sera, notamment, accompagné des ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Christiane Taubira (Justice), de l'ex-numéro un du PCF Robert Hue, de l'évêque de Cayenne Mgr Emmanuel Lafont ainsi que de Bernard Lapasset, président de l'International Rugby Board.
QUESTION DU JOUR. Hollande a-t-il eu raison d'inviter Sarkozy à l'accompagner en Afrique du Sud ?
De son côté, le président américain barack Obama, très ému à l'annonce du décès de Nelson Mandela, a convié son prédécesseur à la Maison blanche, George W. Bush, à prendre place dans l'avion présidentiel Air Force One. Ils retrouveront en Afrique du Sud les anciens présidents Bill Clinton et Jimmy Carter. Enfin, l'ONU sera également représentée par son ancien secrétaire général, Kofi Annan, et par l'actuel, Ban Ki-Moon.

