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AFP - Le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant rouge syrien ont évacué vendredi soir des "victimes syriennes" de Baba Amr à Homs, mais n'ont pas encore fait sortir les deux journalistes occidentaux blessés et les corps de deux autres reporters tués.
"Trois ambulances, qui étaient entrées à Bab Amr, ont quitté l'endroit en évacuant plusieurs victimes syriennes et les négociations continuent avec les autorités et les opposants pour tenter d'évacuer toutes les personnes, sans exception, qui ont besoin de soins en urgence", a affirmé à l'AFP le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Il avait affirmé auparavant que les quatre journalistes occidentaux étaient concernés par cette évacuation.
Au moins onze ambulances et d'autres voitures se trouvaient sur place.
L'Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe à l'agence IP3 Press, ont été tués mercredi dans le bombardement d'une maison transformée en centre de presse à Baba Amr.
La journaliste française Edith Bouvier et le photographe indépendant britannique Paul Conroy ont également été blessés dans ce bombardement, et tous deux ont appelé dans des vidéos à être évacués au plus vite de Homs (centre), pilonnée sans relâche depuis 21 jours.
Diplomates et responsables du CICR ont réussi à convaincre les rebelles, qui contrôlent Baba Amr, mais surtout les autorités syriennes, qui nient toute responsabilité dans ce qui s'est passé avec ces reporters et photographes entrés clandestinement, de faire taire leurs armes pour mener à bien leur évacuation.
"Si nous allons à Homs, ce ne sera pas seulement pour évacuer les journalistes mais aussi pour aider la population qui peut avoir besoin d'une aide et d'une évacuation" pour des raisons médicales, avait affirmé auparavant M. Dabbakeh.
Certains quartiers rebelles de Homs, notamment celui de Baba Amr, sont soumis à des bombardements quotidiens depuis trois semaines et manquent notamment de vivres et d'aide médicale, selon les militants.