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LEMONDE.FR avec AFP | 11.11.11 | 08h12 • Mis à jour le 11.11.11 | 08h31

Des soldats de l'armée syrienne à un checkpoint de Hula près de la ville de Homs.REUTERS/HANDOUT
Alors que la Ligue arabe se réunit vendredi et samedi pour discuter du dossier syrien, HRW appelle l'organisation panarabe "à suspendre l'adhésion de la Syrie". L'ONG a aussi demandé à la Ligue arabe de réclamer à l'ONU un embargo sur les armes ainsi que des sanctions contre des membres du régime, et de déférer la Syrie devant la Cour pénale internationale (CPI).
"Le recours systématique aux abus contre les civils à Homs par les forces du gouvernement syrien, y compris la torture et les exécutions arbitraires, montre que des crimes contre l'humanité ont été commis", affirme l'ONG.
104 CIVILS TUÉS À HOMS DEPUIS LE 2 NOVEMBRE
Se basant sur des témoignages, elle indique que "587 civils" ont été tués à Homs, haut lieu de la contestation, entre la mi-avril et la fin août, et au moins 104 depuis le 2 novembre, date de l'accord donné par le président Bachar Al-Assad au plan arabe prévoyant l'arrêt des violences.
"Homs est le microcosme de la brutalité du gouvernement syrien", écrit Sarah Leah Whitson, la responsable de la section Moyen-Orient à HRW.
HRW assure avoir pu vérifier que des dizaines d'attaques avaient été perpétrées par les forces de sécurité et "les milices fidèles au régime" contre des "protestations quasi entièrement pacifiques".
Les forces de l'ordre ont arrêté arbitrairement des milliers de personnes, y compris des enfants, des femmes et des vieillards, et les ont soumises à des tortures systématiques, ajoute le rapport.
Selon des ex-détenus, les troupes les ont brûlés avec des barres métalliques chauffées.
Pour l'ONG, la stratégie du régime a poussé certains manifestants et déserteurs à s'armer et à se battre. "Cela met en lumière la nécessité pour la communauté internationale d'obtenir un arrêt immédiat de la violence létale, de crainte que le pays ne sombre dans un conflit plus sanglant".
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