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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-06-11T15:23" itemprop="datePublished" pubdate=""> 11/06/2013 à 15:23</time>
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Une fois la nuit tombée, des gangs d'un nouveau genre agissent dans les rues de New Delhi. Armés de couteaux, ils errent à la recherche de leurs futures proies. Quelles sont-elles ? Des vaches. Animal sacré pour la religion hindouiste, la gao mata (vache mère) a pour habitude de déambuler en toute tranquillité sur l'asphalte brûlant de New Delhi. Protégées pour leur lait, nourriture de toutes les créatures de la Terre, les gao mata sont aujourd'hui plus de 40 000 à paître rien que dans la capitale indienne.
Mais depuis quelque temps, la sécurité de la gao mata n'est plus assurée. Chaque nuit, plusieurs dizaines de ruminants sont kidnappés sans que personne puisse rien y faire. La viande est revendue dans la foulée à des abattoirs illégaux pour satisfaire l'appétit d'Indiens bien peu respectueux des règles établies... L'information pourrait prêter à sourire. Elle est pourtant révélatrice d'un changement radical dans la société indienne : la consommation de viande n'est plus un tabou.
Dans un article du New York Times, relayé par Courrier International, Anuj Agrawal, un Hindou élevé dans un foyer strictement végétarien, témoigne de sa nouvelle passion pour la barbaque. Alors encore adolescent, il mange pour la première fois du poulet avec ses amis. Aujourd'hui, plus aucun interdit, Anuj Agrawal se régale aussi de viande de boeuf. Oui, mais pas avec ses grands-parents. "En leur compagnie, je reste totalement végétarien, je ne souhaite pas être déshérité", déclare-t-il. Pas folle, la guêpe...