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L'aile gauche du PS s'abstient. Sur les 291 membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, 279 ont accordé leur confiance au gouvernement de Manuel Valls. Le Premier ministre peut souffler : aucun n'a voté contre, même si le risque était minime puisque aucun n'avait menacé de le faire. Finalement, la centaine de députés qui avaient mis la pression sur Valls en demandant un «contrat de majorité» ont joué le jeu de la discipline du parti. Une minorité avait néanmoins menacé de ne pas voter la confiance. Ils sont passés à exécution : onze députés de la gauche du PS se sont abstenus car ils réclamaient la fin « des politiques d'austérité qui ont enfoncé l'Europe dans la récession.» Parmi eux : Henri Emmanuelli, Jérôme Guedj, Pascal Cherki, Pouria Amirshahi. Claude Bartolone n'a pas pris part au vote en sa qualité de président de l'Assemblée nationale.
L'opposition à la quasi-unanimité contre. Le vote de l'UMP est conforme aux attentes. Sur les 199 membres du groupe, 197 ont voté. Seul Jacques Alain Bénisti, député du Val-de-Marne s'est abstenu. Quant à Jean-Luc Moudenc, le nouveau maire de Toulouse, il n'a pas pris part au vote... par erreur. Mais il a fait savoir qu’il voulait «voter contre»... Côté UDI 23 des 30 membres ont voté contre, trois se sont abstenus. Quatre n'ont pas participé au vote : trois députés d'outre-mer et Jean-Louis Borloo, qui a annoncé dimanche son retrait de la vie politique.
Crédit : Tanguy de L'Espinay
EELV en ordre dispersé. La majorité des députés écologistes a voté la confiance au gouvernement de Manuel Valls, comme le laissaient entendre les cadres du parti avant le vote.Sur les 17 membres du groupe, dix ont voté pour, six se sont abstenus dont Noël Mamère et Sergio Coronado. L'une d'entre eux a même voté contre : il s'agit d'Eva Sas, députée de l'Essonne.
Les radicaux derrière Valls. Les appels du pied et les faveurs accordées aux radicaux, comme par exemple la nomination de Sylvia Pinel au poste de ministre du Logement, ont porté leurs fruits. Le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste a voté dans sa grande majorité pour (14 sur 17). Seulement trois se sont abstenus.
L'extrême gauche défie le Premier ministre. Lors du vote de confiance au gouvernement Ayrault, ils s'étaient abstenus. Cette fois, 12 des 15 membres du groupe de la gauche démocrate et républicaine voté contre le gouvernement Valls. Deux députés d'outre-mer, siégeant au côté du Front de gauche, Bruno Nestor Azérot et Gabriel Serville, ont malgré tout voté pour. Un s'est abstenu.
Le vote des non inscrits sans surprise. Les trois députés d'extrême droite (Marion Maréchal-Le Pen, Gilbert Collard et Jacques Bompard) ont voté contre. Nicolas Dupont-Aignan, patron de Debout la république a voté la même chose. Jean Lassalle, le «député qui marche», il s'est abstenu. Quant aux exclus, ils se sont mis dans les pas de leur ancienne famille politique. Gilles Bourdouleix, le député-maire de Cholet, exclu après ses propos sur les gens du voyages, a voté contre. Sylvie Andrieux, mise à la porte du PS après sa condamnation pour détournements de fonds publics, a accordé son soutien au gouvernement de Valls.

