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Par FTV (avec agences)
Des Serbes d'un parti nationaliste brandissent une photo de Ratko Mladic, le 24 février 2006 à Belgrade
AFP / Dimitar DilkoffVidéo
"Le processus d'extradition est en cours", vers la Haye, où siège le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. Cette arrestation représente "le résultat d'une pleine coopération de la Serbie avec le tribunal de la Haye. Aujourd'hui, nous fermons un chapitre de l'histoire de notre région qui nous mènera vers une pleine réconciliation" régionale, s'est félicité le président serbe Boris Tadic.
Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) a inculpé l'ancien chef de l'armée bosno-serbe de génocide pour le massacre à l'été 1995 de 8000 Bosniens musulmans à Srebrenica (Bosnie).
Un ami de la famille de l'ancien chef militaire, qui avait confirmé l'arrestation de Ratko Mladic avant la conférence de presse du président, a précisé que l'ancien chef de guerre était détenu au QG de la BIA, les services de renseignement serbes.
En fuite depuis son inculpation en 1995, Ratko Mladic, 69 ans, est accusé d'être l'un des principaux artisans d'un plan de "nettoyage ethnique" de certaines zones de Bosnie-Herzégovine, aux côtés de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, arrêté en 2008.
Ratko Mladic qui doit répondre de génocide, crimes de guerre et contre l'humanité durant la guerre de Bosnie (1992-1995), devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), risque la prison à vie s'il est reconnu coupable des quinze charges de génocide, persécutions, exterminations, meurtres, déportations, actes inhumains et prises d'otages notamment qui pèsent contre lui.
Depuis des années, le TPI pour l'ex-Yougoslavie réclamait l'arrestation de Ratko Mladic pour son rôle pendant la guerre inter-communautaire en Bosnie (1992-1995): pour le massacre de Srebrenica (Bosnie), où périrent quelque 8000 hommes et adolescents musulmans en 1995 et pour le siège de Sarajevo, au cours duquel 10.000 civils ont été tués, entre 1992 et 1995.
Réactions internationales
Nicolas Sarkozy a qualifié l'arrestation Ratko Mladic de "très bonne nouvelle", "une décision très courageuse du président serbe" et "une étape de plus vers l'intégration de la Serbie dans l'Union européenne".
La chef de la Diplomatie européenne, Catherine Ashton, a salué l'arrestation de Mladic et demandé qu'il soit "transféré sans délai" devant le Tribunal Pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
Stefan Füle, le commissaire européen en charge des négociations d'adhésion, a déclaré jeudi que cette arrestation levait un "grand obstacle" sur la voie de la Serbie vers l'UE.
L'Otan a salué jeudi l'arrestation de Ratko Mladic, estimant que celle-ci offrait une possibilité "à la justice d'être faite", près de 16 ans après son inculpation pour génocide et crime de guerre.
A l'Onu, le secrétaire général Ban Ki-moon a estimé que cette arrestation constitue "un jour historique pour la justice internationale, qui marque un progrès dans notre volonté de mettre fin à l'impunité".
Les familles des victimes du massacre de Srebrenica, où quelque 8.000 musulmans ont été tués en juillet 1995, ont manifesté leur "soulagement" après 16 ans d'attente.
Londres a estimé que cette arrestation "clôt un chapitre malheureux de la Serbie".
Pour Rome, l'arrestation de Ratlo Mladic "rapproche la Serbie davantage encore de l'Europe et de l'Union européenne".
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Tous les accusés de Srebrenica ont été arrêtés
Avec l'arrestation jeudi de Ratko Mladic, seize ans après le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), tous les inculpés pour ce massacre sont désormais sous les verrous.
Rappel des faits Lors de la prise de l'enclave de Srebrenica le 11 juillet 1995, les Casques bleus néerlandais censés la protéger n'ont pas résisté. Les forces serbes de Bosnie ont séparé les hommes et adolescents musulmans des femmes, les ont emmenés dans des camions et des cars, les ont exécutés et ont jeté leurs corps dans des fosses communes.
Déjà condamnés - Radislav Krstic, le général qui a dirigé l'attaque contre Srebrenica, purge une peine de 35 ans de prison. Condamnation pour participation à un génocide confirmée en appel en avril 2004.
- L'ancien capitaine Milorad Trbic a été condamné le 16 octobre 2009 à 30 ans de prison pour génocide, peine confirmée en appel. Transféré à Sarajevo en juin 2007, où il a été condamné par la Cour d'Etat de Bosnie-Herzégovine, il a été reconnu coupable d'avoir aidé au transport de Musulmans vers les lieux des exécutions.
Slobodan Milosevic, décédé pendant son procès Avant de mourir en détention le 11 mars 2006, l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic comparaissait devant TPI pour génocide, crimes de guerre et contre l'humanité pour son rôle dans les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 1990, y compris le massacre de Srebrenica.
Procès en cours - L'ex-chef d'état-major de l'armée yougoslave Momcilo Perisic est accusé d'avoir fourni une aide logistique à l'armée des Serbes de Bosnie, y compris à Srebrenica. La prison à perpétuité a été requise contre lui le 29 mars.
- Le général serbe Zdravko Tolimir, ancien membre du haut commandement de l'armée des Serbes de Bosnie, est accusé de génocide, crimes de guerre et contre l'humanité pour avoir supervisé plusieurs exécutions massives aux alentours de Srebrenica. Son procès s'est ouvert le 26 février 2010. |