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Iran : l'Ayatollah Khamenei, le chef d'orchestre de l'élection

Iran : l'Ayatollah Khamenei,
le chef d'orchestre
de l'élection
Patricia Allémonière par
le 14 juin 2013 à 16h29 , mis à jour le 14 juin 2013 à 16h54.
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Le guide suprême Ali Khamenei

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Le guide suprême Ali Khamenei / Crédits : LCI
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</article></section><aside class="sz12 tag c1 aside166896 ombre1">

 

</aside> </section> Moyen-orientLes Iraniens votent depuis vendredi pour choisir un successeur au président Mahmoud Ahmadinejad dont l'élection en 2009 avait été contestée dans la rue. L'analyse de ce scrutin par Patricia Allemonière, grand reporter, chef du service Etranger-Défense de TF1 et LCI.

En Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, ne veut pas d'un président fort, légitimé par une élection au premier tour, comme le fut Mahmoud Ahmadinejad. Le guide de la révolution, l'homme qui dirige dans les faits l'Iran, n'a pas supporté la liberté prise par son ancien poulain. Lors de son deuxième mandat, Mahmoud Ahmadinejad a cherché à s'affranchir de sa tutelle. Par ses provocations et ses déclarations  sur le nucléaire, sur Israël, sur la politique étrangère de l'Iran, il a franchi une ligne rouge. Par ses lettres à Georges Bush, Obama et aux grands de ce monde, il a empiété sur le domaine réservé du Guide. C'est à lui que revient la gestion du nucléaire, des relations internationales et  de la sécurité. Depuis des années, l'Ayatollah Khamenei  cherche à affaiblir le rôle du président. On lui a même prêté, un temps, la volonté d'abolir cette fonction Aujourd'hui, il cherche un homme docile qui suit ses orientations et ses directives. Fini les trublions qui contestent son pouvoir. Le président, à ses yeux, est un simple premier ministre.


Pour éviter tout dérapage, les élections ont été savamment préparées. Le guide ne veut pas répéter les erreurs de 2009. L'élection contestée de Mahmoud  Ahmadinejad a donné lieu à une contestation du système. En 2013, les candidats ont été soigneusement sélectionnés. Les rassemblements extérieurs ont été prohibés et remplacés par des meetings en salle.

Les risques d'un président faible 


Plusieurs candidats conservateurs  concourent à ces élections. Les  éditorialistes de grands quotidiens, tenants de la ligne dure, les ont appelés à s'unir pour éviter un second tour. Sans succès. Aujourd'hui, la dispersion des voix conservatrices parait inévitable. Une telle situation est inenvisageable sans avoir reçu l'aval du guide. En face, l'opposition réformatrice, unie, soutient  Hassan Rohani, un religieux modéré.


Le fait d'avoir laissé l'opposition s'unir derrière un seul nom, comporte une part d'inconnue.  Si un nombre importants  d'Iraniens vote pour  Hassan Rohani, les opposants pourraient bien se réveiller et la contestation du système reprendre. Pour Khamenei, vouloir un second tour pour faire élire un président faible n'est pas sans risque.

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