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Italie : Berlusconi se dit prêt à se retirer en cas de candidature de Monti

Italie : Berlusconi se dit prêt à se retirer en cas de candidature de Monti

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2012-12-12T19:52:17+01:00" itemprop="datePublished">12.12.2012 à 19h52</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-12-12T21:50:54+01:00" itemprop="dateModified">12.12.2012 à 21h50</time>

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<figure class="illustration_haut"> Silvio Berlusconi, le 12 décembre à Rome. </figure>

Quelques jours après avoir annoncé son retour en selle et fustigé le bilan de son successeur, Silvio Berlusconi a semé la confusion, mercredi 12 septembre, en affirmant être prêt à s'effacer en cas de candidature de Mario Monti au poste de premier ministre en février prochain. "Si Monti était candidat pour être le chef" du centre droit, "je ferais un pas en arrière", a déclaré M. Berlusconi, quelques jours seulement après avoir privé de son soutien au Parlement l'actuel chef du gouvernement, le poussant à annoncer sa démission prochaine.

"Mon pas en avant ou en arrière [concernant la candidature au poste de premier ministre] dépend de comment les choses évolueront", a dit M. Berlusconi, 76 ans, lors de la présentation à Rome du dernier livre de son ami journaliste Bruno Vespa, à qui il a volé la vedette. Pressé par plusieurs journalistes de clarifier ses intentions, il a ajouté : "pour l'instant, je suis candidat au Palais Chigi", le siège du gouvernement. Semblant avoir oublié ses propres critiques acerbes de la veille envers son successeur, M. Berlusconi a affirmé avoir "un excellent rapport avec le professeur Monti" et a estimé que "ce serait une bonne chose pour le pays s'il était le prochain président du Conseil à la tête d'un grand rassemblement des modérés".

M. Monti, courtisé par les centristes, les milieux d'affaires et le Vatican, n'a pour l'instant pas dit s'il comptait se lancer en politique. Si le chef du gouvernement technique se lançait dans la course, "je n'aurais aucun problème à retirer ma candidature, je pourrais accepter d'être le coordinateur [de l'ensemble du centre droit] ou même de n'être rien, seulement le chef de mon mouvement", a dit M. Berlusconi.

Mardi, le magnat des médias avait pourtant accusé le professeur d'économie d'avoir fait "empirer" la situation de l'Italie en un an. Il a répété mercredi qu'objectivement, "tous les indicateurs sont plus mauvais", citant le chômage en hausse, le PIB en recul. Mais selon M. Berlusconi, tout cela est surtout dû au fait que M. Monti "a été fortement influencé" par les deux principaux leaders de la gauche italienne.

Le Cavaliere, souriant et amaigri, a assuré ne pas avoir l'ambition de revenir au Palais Chigi, où il a gouverné à trois reprises, affirmant avoir déjà avoir eu sa dose d'honneurs en assistant à de nombreux sommets, en assurant la présidence de l'Union européenne. Comme samedi lors de l'annonce de sa sixième candidature, il a dit avoir décidé de revenir en selle "sous la pression de ses troupes" et à cause des promesses d'alliances non tenues de la part des centristes de Pier Ferdinando Casini.

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