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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2013-11-27T07:13:47+01:00" itemprop="datePublished">27.11.2013 à 07h13</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-11-27T08:25:31+01:00" itemprop="dateModified">27.11.2013 à 08h25</time>
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L'ancien président du Conseil, 77 ans, accuse ses opposants de gauche de préparer un « coup d'Etat ». En exprimant sa défiance à Enrico Letta à l'occasion de l'examen du budget pour 2014, son parti Forza Italia a officialisé sa rupture avec le gouvernement de coalition formé il y a sept mois. « À partir d'aujourd'hui, nous appartenons à l'opposition et la grande coalition prend fin », a déclaré aux députés Renato Brunetta, chef de file de Forza Italia.
Le premier ministre italien, issu de la principale formation de gauche, le Parti démocrate, pouvait toutefois se passer de son soutien grâce à celui du Nouveau Centre droit, né de la scission du Peuple de la liberté, l'ancien parti de Silvio Berlusconi. En tout, 171 sénateurs ont voté en faveur du gouvernement, et 135 se sont prononcés contre.
PROBABLE ÉVICTION
À défaut de provoquer une crise gouvernementale, ce vote de confiance témoigne de tensions politiques de plus en plus graves, alors que le Sénat devrait entériner dans la soirée l'expulsion de Silvio Berlusconi. L'issue du scrutin ne fait guère de doutes puisque la gauche et le Mouvement Cinq Etoiles de l'ex-comique Beppe Grillo ont annoncé qu'ils uniraient leurs voix.
Le vote sur sa destitution est le résultat d'une loi adoptée en 2012 prévoyant l'inégilibilité pendant six ans de tout élu condamné à une peine de plus de deux ans – le Cavaliere s'est vu infliger quatre ans dont trois amnistiés.
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Jusqu'au dernier moment, Berlusconi a tenté d'éviter le couperet de son humiliante expulsion en assurant avoir des preuves suffisantes pour obtenir une révision du procès Mediaset, qui a abouti le 1er août à sa première condamnation définitive en vingt ans d'ennuis judiciaires.
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DOUBLE OPPOSITION
La probable éviction de Berlusconi aura-t-elle un impact sur la tenue du gouvernement ? A priori non, car l'exécutif gauche-droite mené par Enrico Letta peut compter sur la fidélité de ses cinq ministres de droite, dont l'ex-dauphin du Cavaliere, Angelino Alfano, et une patrouille d'au moins cinquante parlementaires du Nouveau Centre droit.
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Mais, même si l'ancien chef du gouvernement se voit obligé de quitter son siège de sénateur, le gouvernement devra se préparer à une double opposition, de la part de Forza Italia et du M5S, qui devrait multiplier les attaques en vue des élections européennes de mai 2014.
« Berlusconi est victime d'un combat injuste et antidémocratique », a déclaré Annagrazia Calabria, députée de Forza Italia. « Personne ne peut nier le soutien de millions et de millions d'Italiens, de tous ses partisans qui croient encore en lui et sont restés à ses côtés. » Ses partisans ont annoncé une manifestation mercredi devant sa résidence romaine, où environ 10 000 d'entre eux sont annoncés, tandis que ses opposants les plus farouches ont appelé à fêter sa déchéance près du Sénat dans l'après-midi.