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Jérôme Cahuzac : "pas d'effort fiscal supplémentaire" après 2013

Jérôme Cahuzac : "pas d'effort fiscal supplémentaire" après 2013


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Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac lors de la présentation du budget 2013 à Bercy, le 28 septembre 2012

Le ministre français du Budget Jerôme Cahuzac a affirmé dimanche que le nouveau budget, marqué par une hausse de 20 milliards d'euros de la fiscalité, n'augurait pas d'efforts supplémentaires demandés aux Français et a assuré que la stabilité en matière d'impôts prévaudrait après 2013.

"L'effort fiscal, nous le demandons en 2013. Il n'y aura pas d'effort fiscal ensuite car le président de la République s'est engagé à la stabilité", a indiqué M. Cahuzac lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/I-Télé/Le Parisien.

Après 2013, il faudra de la stabilité fiscale "car les acteurs économiques ont besoin de stabilité". "A partir de 2015, nous prévoyons (...) de commencer à diminuer les prélèvements obligatoires", a-t-il fait valoir.

"Nous avons deux années difficiles ou très difficiles devant nous", a reconnu M. Cahuzac, invité à commenter les grandes lignes du budget 2013 de la France, dont il a été le grand artisan.

L'effort demandé dans le budget 2013 est "un peu rude" pour les "plus aisés de nos compatriotes", a-t-il admis. "Mais tout le monde doit faire un effort".

M. Cahuzac a contesté que les mesures du nouveau budget puisse handicaper la croissance, comme l'affirme l'opposition. "Je pense que la croissance sera là car les mesures que nous prenons, même si elles sont difficiles pour les Français, ne sont pas récessives".

Il a exclu de demander un délai à Bruxelles pour ramener le déficit du pays sous les 3% du produit intérieur brut mais s'est montré moins affirmatif si le mouvement devait être impulsé par la Commission européenne.

"Unilatéralement, c'est exclu. La France a donné sa parole". Mais si, "collectivemenent, les pays de l'Union, la Commission décident de donner un délai supplémentaires, comment s'y opposer?". Mais "toutes choses égales par ailleurs, la France respectera sa parole", a-t-il assuré.

Le ministre a critiqué la manière dont le débat sur la compétitivité était mené dans le pays, en relevant que, "aujourd'hui, on se focalise sur comment payer, alors que débat est de savoir combien on est prêt à payer".

La France, a-t-il relevé, "a un modèle social original" et il faut dire "combien on est prêt à y consacrer pour le préserver". "En se focalisant sur le comment", a-t-il dit en une allusion à un relèvement de la TVA ou de la CSG, "on perd du temps".

Il a fait valoir que l'effort de desendettement du pays était en soi une mesure de compétitivité pour les entreprises dans la mesure où aucune entreprise n'arrive à se refinancer dans des conditions meilleurs que celle de son pays d'origine.

Le ministre a aussi annoncé qu'une réforme des aides à l'Outre-mer interviendrait l'an prochain, alors que le budget 2013 maintient inchangées les aides fiscales à l'investissement dans ces régions, en dépit de leur relative inefficacité.

"La défiscalisation Outre-mer est un système coûteux dont l'efficacité est contestée. Il y aura donc une réforme à terme des interventions de l'Etat", indiqué M. Cahuzac. Cette réforme interviendra "dans l'année à venir".

M. Cahuzac a justifié le maintien des aides actuelles, critiquées par la Cour des Comptes pour leur faible capacité à générer de l'emploi, jusqu'à la remise à plat complète de ce système coûteux pour les finances publiques.

"Si nous ne procédons pas à la hache, c'est parce que l'économie ultramarine est extrêmement fragile", s'est-il défendu. "A terme, la réforme interviendra car le système n'est pas suffisamment efficient", a-t-il ajouté.

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