L'attrait des jeux d'argent reste néanmoins très fort, même s'il a semblé s'éroder en 2013 avec, selon l'Insee, une baisse de 0,8% (en valeur) de la consommation en jeux pour les ménages. Entre 2000 et 2012, les sommes misées ont augmenté de 76 %. «Avant 2010, le secteur des jeux s’organisait autour de trois grands pôles : la Française des jeux (FDJ), le Pari mutuel urbain (PMU) et les casinos. L’activité de la FDJ et du PMU a été très dynamique entre 2000 et 2012, celle des casinos s’est essoufflée à partir de 2007», précise l'enquête.

A partir de 2010, l'arrivée des jeux en ligne n'a pas fondamentalement changé la donne, malgré l'engouement de départ. « Les jeux en ligne ne représentent que 7 % du marché en 2012», explique l'Insee. Les jeux en ligne autorisés ne pèsent que pour 5 % de l'activité du PMU et de la Française des jeux. «En 2013, le tassement du PBJ des jeux en ligne (-1,8%) resulte d'une situation très contrastée: forte hausse des paris sportifs (+19%), stabilité pour les paris hippiques (+0,4%) mais forte baisse pour les jeux de casinos (-13%)».

L'Insee dresse aussi le portrait du consommateur de jeux : «Un joueur sur quatre est un joueur actif, c'est à dire qu'il joue plus de 52 fois par an ou mise plus de 500 euros dans l'année», ajoute l'Insee. En moyenne, ces joueurs actifs majoritairement des hommes âgés de 47 ans. En revanche, pour les jeux en ligne, la clientèle est plus jeune et plus diplomée que la moyenne. Autre probléme soulevé par l'Insee : l'addiction aux jeux toucherait 10,8% des joueurs actifs, soit 1,3% de la population adulte.
