Ce matin, le procureur-adjoint de Nîmes, Stéphane Bertrand, a remarqué que l'individu, qui réside dans une villa située à 300 m du lieu où la victime a découverte, présente des «caractéristiques physiques» pouvant l'impliquer. Placé en garde à vue la nuit dernière dans les locaux de la police judiciaire de Montpellier (Hérault), comme le révélait «le Parisien»-«Aujourd'hui en France», l'individu n'a pas fait d'aveux. «Il ne nie pas tout en bloc mais il ne reconnaît pas tout (...) On espère qu'il va progresser», a expliqué Gilles Soulier, le directeur du SRPJ de Montpellier.
Sa garde à vue qui a été prolongée mardi après-midi. Sa mère, également interrogée, a été remise en liberté. Le suspect présente des blessures aux mains causées par des ronces, compatibles avec les constatations du médecin légiste, précise à l'AFP une source proche du dossier. Selon France 3, les enquêteurs auraient également trouvé chez lui un cutter avec des lames qui seraient du même type que celles utilisées pour tuer Joudia Zimmat.
Une luxueuse villa fouillée minutieusement
Selon nos informations, la police judiciaire de Montpellier a investi lundi pendant près de cinq heures une maison dans le quartier Courbessac à Nîmes. C'est à quelques centaines de mètres du lieu de découverte du corps supplicié d'une joggeuse, jeudi dernier, que les enquêteurs ont procédé à une fouille minutieuse d'une luxueuse villa. A l'issue de la perquisition, les policiers ont emmené avec eux un homme agé d'une trentaine d'années. Ce dernier a quitté à 21h15, sous bonne escorte, la villa de ses parents sous une couverture cachant son visage. Les policiers ont saisi de nombreux objets dans cette maison située dans la garrigue.
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Sur place, mardi matin, une voisine ne voulait pas croire à l’implication du jeune homme dans ce meurtre, évoquant «quelqu'un de très gentil, un garçon très poli» qui avait l'habitude de promener son chien dans le quartier où résidait également la victime. Le suspect serait originaire de Chatham (sud-est de la Grande-Bretagne) dans le comté du Kent, où il aurait vécu jusqu'à ces dernières années, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
«Massacrée» à l'arme blanche
Jeudi dernier, à 17 heures, Joudia Zimmat part de son pavillon situé à l'entrée du quartier de Courbessac où elle vit avec son époux et ses trois enfants pour un jogging de 20 minutes à travers la garrigue. A 18 heures, l'école du quartier où sont scolarisés ses enfants alerte le papa car la mère de famille, réputée «très ponctuelle», ne les a pas récupérés. Des recherches sont immédiatement effectuées et , à 21h45 le soir même, elle est retrouvée morte juste derrière le cimetière de Courbessac, «massacrée» à l'arme blanche sur «le chemin du sanglier», un endroit isolé et peu passant en soirée bien que situé près de l'école de police. Son visage est méconnaissable, une lame de cutter est retrouvée à proximité du corps laissant supposer qu'elle a été tuée avec cet objet.
Son corps est partiellement dévêtu, une agression sexuelle est suspectée. Trois témoins affirment avoir croisé entre 15h50 et 16h30 jeudi après midi, soit quelques minutes avant que la mère de famille ne débute son footing, un individu énigmatique qui «donnait l'impression de se cacher», selon une personne du voisinage. Un portrait robot a été réalisé qui n'a pas été diffusé dans les médias.
